Massavana, le 1er esclave combattant de la liberté était malagasy.

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Massavana fut le premier combattant contre l’esclavagisme en 1766. En effet, il était à la tête d’une révolte à bord du Meermin, un bateau négrier qui l’emmena avec une centaine d’esclaves malagasy embarqués à Toliara pour Le Cap. Le héros fut emprisonné et mourut à Robben Islands, la prison rendue célèbre par Nelson Mandela 200 ans plus tard.  

Nous voulons rappeler ce pan oublié de l’histoire de Madagasikara à travers quelques extraits d’articles et de documentaires, pour réveiller les consciences. 

TG

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Meermin, c’est le nom d’un bateau négrier de la compagnie néerlandaise des Indes orientales. En janvier 1776, il quitte Madagascar en direction du Cap. À son bord, plus de cent cinquante esclaves. Parmi eux, Massavana  qui va mener l’une des premières révoltes contre l’oppresseur blanc. 

(Arte Tv, avril 2019)

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Toliara, 1766

Statue Vezo, Toliara

C’est depuis Toliara, Madagascar,  que je vous écris. Dans ma nouvelle série sur les racines et les ailes, cette ville portuaire est sans aucun doute la mieux placée pour me/vous/nous rappeler un passé qui (devrait) nous concerner tous. C’est d’ici, de ces lieux et par ce bras de mer, que fut capturé Massavana (*), Malgache raflé et transporté à bord du navire négrier néerlandais Meermin pour être vendu comme esclave à destination de Cap de Bonne Espérance.

Massavana se rebelle héroiquement, mais la fin de l’histoire fut triste et révoltante: dupé par ses ravisseurs hollandais et capturé, il fut emprisonné à Robben Island, où plus tard, bien des décennies plus tard, on emprisonnera un autre héros africain. L’archéologue Jaco Boshoff, du musée Iziko, Le Cap, a retrouvé le plan de ce navire négrier Meermin : un trois-mâts de 31 mètres de long,  spécialement  conçu pour le transport en général et la traite d’esclaves en particulier.

Cape town. L’histoire courageuse de Massavana se passe en 1766. Entre 1652 et 1800, un peu moins de 3 000 Malgaches furent transportés à bord de ces bateaux négriers vers Cape Town. Ils ne furent pas autorisés à garder leurs noms malgaches: tous étaient renommés soit suivant les jours de la semaine (Monday, Friday, Tuesday), soit les mois de l’année (January, February, March…), soit par des noms connus dans la mythologie européenne ou dans l’histoire du Vieux continent (Alexander, César, Darius), soit par des noms issus de la Bible (Adam, Jacob, Samuel), soit par le nom de leurs propriétaires.  Mais ils étaient reconnaissables par l’attachement géographique accordé à leurs patronymes : Samuel von Madagascar, Friday von Madagascar, Johnson von Madagascar. etc.

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Publié le 12 janvier 2020, dans AFRIQUE, Afrique du Sud, Droits humains, Histoire, Madagasikara - Histoire, Racisme, Uncategorized, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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