Bolsonaro : une catastophe qui dépasse le Brésil (Politis)

Bolsonaro : une catastophe qui dépasse le Brésil

L’élection d’un président d’extrême droite fascisant prépare pour la population une tourmente politique et sociale qui rappelle les affres de la dictature. Mais son influence va au-delà des frontières du pays, notamment sur la question climatique.

Ils ont cru jusqu’au bout qu’ils pourraient en être quitte avec les palpitations d’un gros cauchemar. Mais c’est la réalité qui a réveillé des dizaines de millions de Brésiliens au lendemain de la soirée électorale, dimanche 28 octobre.

Le miracle n’a pas eu lieu, la folle énergie déployée jusqu’à la dernière minute par les énormes mobilisations antifascistes n’aura permis que de réduire un écart qui avait approché les 20 points dans les sondages : Jair Bolsonaro (PSL, Parti social-libéral), homophobe, misogyne, raciste, autoritaire, adepte de la violence, nostalgique de la dictature militaire et laudateur de la torture, vient d’être élu président pour quatre ans, avec 55 % des suffrages exprimés, devançant largement son adversaire de gauche Fernando Haddad (PT, Parti des travailleurs), avec 45 %.

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Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier prochain dans un pays pantelant, remué dans ses tréfonds par une puissante vague réactionnaire née au milieu des années 2010, et qui s’affale aujourd’hui dans une boue noire, impensable conclusion d’une séquence électorale hors normes. Elle aura vu la destitution en 2016 de la présidente Dilma Rousseff (PT) par un « coup d’État parlementaire » ourdi par la droite, l’incarcération expresse de son prédécesseur Lula – douze ans de prison au motif d’un acte de corruption pour lequel il n’existe aucune preuve matérielle –, une tentative d’assassinat sur Bolsonaro début septembre, un déferlement de haine et de violences, la multiplication d’actes homophobes et anti-PT.

Et le spectre du retour d’une dictature, trente-trois ans après que le pays s’est débarrassé du régime militaire. Bolsonaro a promis « la prison ou l’exil » à ses opposants. Son fils, à peine tancé par son père, affirme qu’il suffirait « d’un soldat et d’un caporal » pour fermer le Tribunal fédéral supérieur, la plus haute instance judiciaire du Brésil. Dimanche soir, des militaires paradaient en arme dans les rues de Niterói, ville voisine de Rio, pour saluer la victoire de leur candidat.

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Publié le 1 novembre 2018, dans Amérique Latine, BRICS, Capitalisme, Politique US, Uncategorized, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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