Madagascar à l’ONU: Le régime publiquement stigmatisé pour des « pratiques abominables ».

(Source: Nations Unies)

Ces deux derniers jours, dans l’enceinte de l’ONU à Genève, pendant la commission des droits de l’Homme, les « pratiques abominables » du gouvernement malagasy ont été très officiellement dénoncées.

Dans son rapport, le rapporteur spécial de l’ONU a insisté sur les pillages de ressources ainsi que les permis miniers délivrés à profusion après le putsch 2009 et qui continuent jusqu’à ce jour et ce, sans que la population locale ne soit consultée. Il a aussi dénoncé le cas tristement bien connu des exploitations illégales des bois de rose, qui conduisent à la destruction de la faune et la flore locales. Sans oublier de rappeler que corruptions, pillages, insécurité, arrestations arbitraires constituent les quotidiens du pays.

Le rapporteur spécial de l’ONU insiste sur l’arrêt des pillages et la protection des défenseurs de droits environnementaux

Nombre d’ONG environnementales ont mis en avant les dérogations à la loi 2005-019 que Marc Ravalomanana avait fait voter dans le but de protéger les paysans, sans actes cadastraux, contre les expropriations abusives.

Or, force est de constater qu’aujourd’hui le gouvernement veut faire machine arrière  pour s’offrir les moyens de s’accaparer des biens privés et publics de Madagascar.  Il a, en effet, validé, en septembre 2016,  le projet de loi Partenariat Public Privé pour faciliter la spoliation pure et simple des paysans malagasy.

Pour preuve, le gouvernement est clairement en train de légaliser les exécutions extrajudiciaires, devenues régulières, dans plusieurs villages du sud de Madagascar, villages qui se trouvent justement dans des régions riches en ressources minières.

C’est ce qu’a dénoncé ce jeudi le Centre Europe Tiers-Monde (CETIM) devant la commission des droits de l’Homme à Genève. L’évidence qui crève les yeux des Malagasy est désormais officialisée à l’ONU. Le CETIM indique que « les préjudices humains et environnementaux sont incommensurables ».


Ont été notamment dénoncés, les violences policières, dont l’incendie des 500 habitations du village de Befandriana Nord en février, mais aussi le massacre des villageois de Iakora en décembre de l’année dernière.

Les orateurs notent la forte corrélation qui existe entre les expropriations, les exécutions extrajudiciaires et la volonté du gouvernement actuel de piller à tout prix les richesses naturelles de Madagascar.

En outre, le droit de tuer institué par l’art.8 de la Constitution est fermement dénoncé par les orateurs qui demandent instamment au gouvernement de le revoir en respect des droits de l’homme. Sans omettre de demander aux rapporteurs spéciaux de l’ONU l’ouverture d’une enquête indépendante sur les exécutions extrajudiciaires.

 

Lire la suite : Rapport de M. Knox, Texte du CETIM

 

 

 

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Publié le 10 mars 2017, dans Droits humains, Madagasikara - Crise, ONU, Suisse, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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