CAMEROUN – DRAME D´ÉSÉKA: JUSQU´À QUAND BOLLORÉ ALIAS BOLLORAIL VA-T-IL TUER LES CAMEROUNAIS?

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Depuis sa prise en main de la Camrail en 1999, on ne compte plus les drames humains dus aux TRAINS TUEURS DU FRANÇAIS VINCENT BOLLORAIL. Mais jusqu´à quand allons-nous laisser l´homme d´affaire français Vincent Bollorail continuer à ôter la vie aux Camerounais dans l´impunité totale?
– Le 29 août 2009 déraillement de 07 wagons à Yaoundé. Bilan 15 morts et 265 blessés.
– Le 21 Octobre 2012, déraillement de trois wagons couchettes et deux wagons fourgons à bagages entre les gares de Bitom et Pangar. Bilan 02 morts et 28 blessés dont certains avec des fractures graves.
– Le 21 octobre 2016 déraillement de 10 wagons d´un train voyageur à Éseka. Bilan 270 morts et plus de 550 blessés.
Bollorail est-il intouchable? Les profits de Bollorail au Cameroun valent-ils mieux que les vies des nombreux camerounais sacrifiés par le prédateur sans foi ni loi Vincent Bollorail?

BOLLORAIL EST-IL UN ÉTAT DANS L´ÉTAT DU CAMEROUN ?

« Concessionnaire de la société de chemin de fer Camrail depuis 1999 (jusqu’en 2034), il a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala en 2005 (jusqu’en 2020) puis celui de Kribi en 2015. Ses diverses agences, regroupées sous la marque corporate Bolloré Africa Logistics depuis septembre 2008, sont présentes dans la capitale économique, Douala, dans la capitale politique, Yaoundé et dans le nord du pays, à Garoua (2). La gestion de l’ensemble des flux de production d’aluminium produit à l’usine d’Edéa, gérée par le géant canadien Rio Tinto-Alcan, la logistique de la construction du pipeline Tchad-Cameroun, opéré par Exxon-Mobil, et la logistique « door to door » pour le compte de Total font partie des « références » camerounaises dont se flatte le groupe sur son site internet. S’il a abandonné les chantiers forestiers après avoir participé, selon certaines ONG, au « pillage » de la forêt camerounaise (3), le groupe gère toujours un parc à bois, grâce à sa Société d’Exploitation des Parcs à Bois du Cameroun (SEPBC). Il contrôle par ailleurs d’immenses plantations, soit directement, via Safacam qui exploite 8 400 hectares de palmiers à huile et d’hévéas, soit indirectement, via la société belge Socfinal qui gère 31 000 hectares de palmiers à huile dans le pays.
Bolloré a obtenu, en partenariat avec le groupe sud-africain Comazar, le contrat d’exploitation de la Regifercam (devenue Camrail). Construit dans le sang à l’époque coloniale, nationalisé à l’indépendance en 1960, et étendu au Nord et à l’Ouest du pays par la suite, ce réseau ferré était devenu un des symboles de la souveraineté économique et de l’intégration nationale du pays. La cession de sa gestion à un groupe français apparaît dès lors comme un triste retour au passé.
L’amertume est d’autant plus grande que la mise en concession a eu pour conséquence l’augmentation des tarifs pour le transport voyageurs et la fermeture des lignes « non rentables » : offrant de bien meilleurs retours sur investissement, c’est surtout le « réseau utile », c’est-à-dire le transport des marchandises, qui a profité en priorité de la mise en concession (9). « Du fait de la participation des ancêtres aux travaux forcés qui ont permis la pose du rail, l’on s’est approprié ce dernier comme un héritage, observe ainsi le chercheur Claude Abé en étudiant la situation autour du tronçon Yaoundé-Douala. La suppression des arrêts et des gares est vécue comme une fabrique de l’oubli et du dépaysement de l’identité de soi ; c’est-à-dire comme une brouille du lien culturel et historique qui unit les vivants aux morts (10) ».en moins de dix ans de concession un tiers des trois mille six cents salariés de la Camrail ont été licenciés. » – monde-diplomatique

Le temps est venu de bouter le prédateur et colon Vincent Bollorail hors des terres camerounaises.

Patrick Mba´lla

https://www.facebook.com/pmballa2

 

 

 

Publié le 25 octobre 2016, dans AFRIQUE, Cameroun, Colonialisme, Françafrique, Impérialisme, Multinationales, Uncategorized, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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