Après le Burundi, l’Afrique du Sud quitte la CPI et le statut de Rome

 https://i2.wp.com/static.euronews.com/articles/347339/1024x576_347339.jpg

L’Afrique du Sud vient d’emboiter le pas au Burundi en se retirant de la Cour pénale internationale (CPI). Après l’adoption du projet de loi par le Parlement, les autorités de la Nation arc-en-ciel ont notifié leur décision aux Nations Unies. Est-ce le signe annonciateur d’un effet domino en Afrique ?

Quand l’Afrique du Sud met sa menace à exécution

Le retrait de l’Afrique du Sud du Statut de Rome était sérieusement envisagé par les autorités sud-africaines. Surtout après l’arrestation manquée d’Omar El-Béchir à Johannesburg en juin 2015 à la fin d’une réunion de l’Union africaine. Ainsi, après l’adoption du projet de loi de retrait, Maite Nkoana-Mashabane, la ministre des Relations internationales s’explique: « Pretoria estime que ses obligations au regard de la résolution pacifique des conflits étaient parfois incompatibles avec l’interprétation donnée par la CPI. » Tel est le contenu du courrier de notification adressé aux Nations Unies pour justifier le retrait sud-africain. Ce retrait prendra effet dans un ans à compter de la notification à l’ONU.

Ce retrait s’annonce donc comme la mise en oeuvre d’une menace proférée par Obed Bapela, ministre adjoint des Affaires traditionnelles : « L’ANC se réserve le droit de présenter ces réformes et si elles ne sont pas acceptées nous n’aurons pas d’autre choix que de reconsidérer notre adhésion à la CPI. » Cette menace fait suite à l’attitude controversée d’un juge sud-africain muni d’un mandat d’arrêt de la CPI contre El-Béchir. Ce magistrat a même interdit le président soudanais de quitter le territoire sud-africain. Mais Jacob Zuma avait évité de justesse un incident diplomatique avec Khartoum en raccompagnant sereinement son hôte.

Bujumbura et Pretoria viennent ainsi de donner un signal fort au reste des pays africains qui hésitent à franchir le pas. En dépit des multiples récriminations contre cette justice internationale, d’aucuns s’obstinent à vanter ses mérites. Et pourtant, la quasi-totalité des poursuites vise les dirigeants africains. Alors que d’autres pays commettent de pires atrocités de par le monde sans être inquiétés par la procureure Fatou Bensouda. C’est à croire que la Cour pénale internationale est un instrument des Occidentaux pour soumettre les leaders africains indociles.

Hormis le Kénya de Uhuru Kényatta qui s’annonce déjà, qui sera le prochain sur la liste à franchir le Rubicond ?

http://www.afrique-sur7.fr/31232/apres-le-burundi-lafrique-du-sud-quitte-la-cpi-et-le-statut-de-rome/

 

 

 

 

Publié le 22 octobre 2016, dans AFRIQUE, Afrique du Sud, Droit international, Justice, Uncategorized, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :