MADAGASCAR – Trafics illicites – Le Samifin reconnaît son impuissance (L’Express)

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Derrière les gros trafics ou grosses affaires de corruption, se cache aussi du blanchi­ment d’argent. Le Samifin avoue être pénalisé par l’état actuel de la loi.

Paralysé. A l’instar du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), la latitude du Service de renseignement financier (Samifin) dans l’exercice de ses fonctions est limitée par les dispositions légales.
Ayant pour principale attribution, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le Samifin affiche comme ambition « d’atténuer les conséquences néfastes des infractions fiscales et douanières concernant le marché public, la corruption et le trafic ». Dans son allocution de présentation de la nouvelle stratégie de combat contre les blanchiments de capitaux, hier au ministère de l’Économie à Anosy, Boto Tsara Dia Lamina, directeur général de ce service a soutenu que « derrière les gros dossiers de corruption ou de trafics illicites, il y a forcément eu blanchiment d’argent ».
Sur l’affaire d’exportation illicite de bois de rose à Singapour, par exemple, Madagascar s’est engagé à des poursuites contre les présumés responsables. Outre les autorités policières et judiciaires, il devrait être, également le cheval de bataille au niveau des organes tels que le Samifin, notamment, pour déclencher les enquêtes. Lors d’un entretien, en marge de l’événement d’hier à Anosy, le directeur général de ce service a toutefois avoué « qu’en l’état actuel de la loi, le Samifin est impuissant dans ces dossiers, bien que la volonté ne lui manque pas ».

Autosaisine
Le directeur Lamina déplore que déjà définir le contour de ce qu’est le blanchiment de capitaux n’est pas aisé, la loi réduit considérablement l’opportunité de poursuite. Le Samifin ne peut agir qu’à la suite de déclaration de soupçon de la part d’entités financières. La loi 2004-029 contre le blanchiment d’argent prévoit que « toute personne physique ou morale (…) est tenue de déclarer au service de renseignements financiers, les opérations (…) lorsqu’elle porte sur des fonds paraissant provenir de l’accomplissement d’un crime ou délit ».

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Publié le 14 octobre 2016, dans AFRIQUE, Justice, Madagasikara - Crise, Uncategorized, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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