MADAGASCAR – Site de Soamahamanina fermé. Prochaine étape, sur la capitale (Mcar Tribune)

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Les Chinois de la compagnie minière Jiuxing Mines ont fini par lever leur camp. Ils ont commencé à enlever leurs engins mardi dernier et l’opération s’est achevée par un cinquième engin qui a été convoyé sur la capitale mercredi soir. Les journalistes du Mouvement pour la Liberté d’Expression (MLE) ont été sur place. Une délégation de ces journalistes a vérifié : plus d’engins sur les lieux et les tentes sont closes ; mais des endroits du site ont été interdits d’accès aux journalistes. Les Chinois vont-ils effectivement et définitivement déguerpir ? Les doutes demeurent au sein des habitants qui vivent dans la peur des arrestations arbitraires et qui réclament toujours une déclaration publique de la part de l’Etat l’annulation pure et simple du permis d’exploitation aurifère dans la zone de Soamahamanina.

Hier donc, malgré la présence massive des forces de l’ordre il n’y eut aucun affrontement. La manifestation s’est limitée à un meeting de sensibilisation et de revendication devant les bureaux de la commune de Soamahamanina. Les manifestants ont également exigé la libération immédiate des cinq militants de la cause Soamahamanina, incarcérés de manière arbitraire selon leurs dires. Il s’agit du leader de l’association Vona Soamahamanina, Robison Pierre et de quatre autres militants : Tsihoarana Andrianony, Guillaume Tony, Fenohasina Randriahendrikarivo et d’Augustin Ranaivoarivelo. Une délégation des proches et militants de ces individus a voulu leur rendre visite mercredi dernier mais n’a pu les rencontrer faute d’avoir observé les procédures de visite des prisonniers dont l’affaire dépend de la juridiction du tribunal d’Antananarivo ; ce qui est une autre préoccupation majeure de ces manifestants de Soamahamanina. Ils envisagent de poursuivre la lutte dans la capitale pour revendiquer la libération des cinq des leurs et la déclaration d’annulation du permis.

D’autres régions à « Chinois »

A Antaniditra commune de Mandialaza district de Moramanga aussi, les Chinois sont en train de prospecter de l’or à l’aide de détecteur de métaux et minéraux. Les chercheurs d’or essaient de contacter et de persuader les élus, tel le maire, mais apparemment, ces derniers très prudents ne se laissent pas faire selon les informations de la radio Antsiva de ce 6 octobre. La même source a dans une précédente édition rapportée les préoccupations des habitants, notamment des élus du district de Maintirano par rapport à des Chinois qui souhaitent y exploiter la Malachite. Des habitants de Miandrivazo sont eux aussi inquiets selon Viva radio, car des étrangers qui auraient entre leur main un permis minier y circulent.

Les divers mouvements de contestation de la gouvernance des tenants du régime pour ne pas dire d’opposants, rappellent à chacune de leurs interventions médiatiques les « Chinois » à Mandritsara, à Tsarazaza, à Mananjary. Ils ne manquent non plus de superposer une exploitation minière avec l’exploitation ou la vente du patrimoine et du « tanindrazana ».

http://www.madagascar-tribune.com/Prochaine-etape-sur-la-capitale,22542.html

 

 

 

Publié le 7 octobre 2016, dans AFRIQUE, Chinafrique, Droits humains, Madagasikara - Crise, Multinationales, Uncategorized, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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