Destitution de Rousseff: « Une porte ouverte à la guerre civile au Brésil »

Au lendemain de la destitution de la présidente brésilienne, nombreux sont ceux qui regardent l’avenir du pays avec anxiété.
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Dilma Rousseff définitivement destituée, le Brésil se réveille aujourd’hui avec un nouveau président, Michel Temer. Mais qu’est-ce qui attend le pays sous sa direction et sera-t-il en mesure de dissiper toutes les peurs qui surgissent après le départ forcé de Mme Rousseff? Les Brésiliens ne semblent pas convaincus. La destitution de Dilma Rousseff ouvre la voie à la guerre civile au Brésil, affirme Roberto Requião, fervent adversaire politique de l’ex-présidente par le passé, qui a radicalement changé ses vues politiques après le procès contre Mme Rousseff. Redoutant l’aggravation de la situation financière dans le pays, M. Requião met en garde contre le scénario grec, qui a failli déboucher sur la faillite. Si cette situation se reproduit au Brésil, elle risque de déclencher une guerre civile, estime-t-il. « J’étais dans l’opposition à la présidente(…). Mais la présidente n’a commis aucun crime, la destitution résulte des intérêts géopolitiques de pays puissants, notamment des Etats-Unis, et du capital financier non productif », affirme Roberto Requião, interrogé par Sputnik Brasil.
Le départ de Dilma Rousseff ne sera pas sans conséquences, ajoute le président du Parti socialisme et liberté (Psol) Luiz Araújo. Pour lui, la fragile démocratie brésilienne dépendant fortement de certains intérêts économiques est désormais menacée.
Rousseff dénonce le « gouvernement illégitime » de Temer Comme le fait remarquer M. Araújo, la destitution marque la fin du gouvernement de la gauche qui était capable de diriger « en réconciliant des intérêts inconciliables », mais aussi le début de la violation des droits publics. « Les élites politiques brésiliennes saisiront l’occasion qu’offre la fin de ce cycle de gouvernent pour modifier la Constitution 1988 et éliminer les droits publics obtenus dans une longue lutte », conclut-il.

Publié le 1 septembre 2016, dans Amérique Latine, BRICS, Impérialisme, Politique US, Uncategorized, USA, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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