DIASPORA: POUR CEUX QUI VEULENT RETOURNER EN AFRIQUE, LES ERREURS A NE PAS COMMETTRE

https://i0.wp.com/www.comite-valmy.org/IMG/jpg/pougala1jp.jpgJean-Paul Pougala

Introduction à la Rencontre des Géostratèges Africains Samedi 22/06/2013 à Bruxelles

Chaque pays africain est très spécifique et rarement les solutions valables dans un pays sont transposables à un autre pays. Toutefois, il y a des problèmes, des erreurs identiques qui touchent presque toute la communauté africaine de la diaspora. Voici une des 10 erreurs fatales les plus communes et comment les éviter que nous débattrons Samedi 22/06/13 à Bruxelles :

1- Rentrer dans son pays d’origine

Lorsqu’on a beaucoup d’argent, on peut mettre sa richesse un peu partout sans trop s’inquiéter du retour sur investissement. Mais lorsqu’on ne peut pas se permettre de jouer au père noël hors saison et de perdre l’argent n’importe comment, il est déconseillé de déposer ses valises dans son pays d’origine. L’erreur la plus courante, mais en même temps la plus douloureuse de conséquence que commettent les africains de la diaspora, lorsqu’ils décident d’investir en Afrique, est celle de choisir leurs pays d’origine pour s’implanter. Il n’existe pas d’études sur le sujet, mais ils sont très nombreux, dans cette situation, ce qui rend l’apport des africains de la diaspora à l’économie africaine proche de zéro et je vais vous expliquer pourquoi.

Si vous avez travaillé toute votre vie hors d’Afrique et décidé que vous ne passerez pas vos dernières jours à jouer à la pétanque dans des quartiers dangereux de la banlieue parisienne ou marseillaise, alors, vous avez raison de choisir votre pays, où installer l’activité de vos derniers jours. Mais, si vous êtes jeunes, vous vous cherchez encore, vous êtes plein d’ambition, vous installer en premier, dans votre pays est un choix erroné qui se révèle fatale pour la plupart de ceux qui sont passés par là. En voici les différentes raisons :

– La famille

Sociologiquement, chaque individu est porté à croire que sa famille est la plus parfaite au monde. Les mots qui suivent vont donc certainement choquer plusieurs personnes. L’Africain qui débarque de l’étranger avec des projets et de l’argent pour les réaliser dans son sac, par erreur, croit parler le même langage que sa famille. En vérité, ils sont sur deux planètes différentes. Les populations africaines, victimes d’un matraquage mensonger médiatique croient que l’occident est un paradis et quel que soit le niveau de sacrifice consenti pour économiser ce que vous voulez investir, pour votre famille, vous êtes avant tout un pacha, un riche, un bourgeois, un Emir.

Cette erreur de perception du départ va conditionner tout le reste et aux yeux de vos familiers, vous êtes là pour aider la famille avec votre activité, vous êtes là pour dépenser de l’argent que vous avez amassé durant votre séjour en occident ; peu importe à leurs yeux si, dans votre rôle d’entrepreneur, vous êtes là, très souvent avec des emprunts et donc, des traites à payer à votre banque dès le mois suivant. Et même lorsque vous serez en pleine crise financière, incapable de payer vos fournisseurs, ou même dans l’impossibilité de payer les salaires de vos collaborateurs, vous aurez toujours des familiers qui débarqueront avec une ordonnance médicale pour vous mettre le dos au mur et vous faire comprendre que sans votre argent, quelqu’un risque de mourir. D’autres fois, et très souvent, ce sera pour les frais d’inscription à l’école de nombreux bambins, qui sans votre argent seront des analphabètes.

Il s’agit d’un chantage humanitaire dont sont devenus experts certains africains qui ont un familier qui arrive d’occident. Il y en a qui vont utiliser l’appât de l’affection familiale : on sait que vous avez besoin de vous sentir au milieu des vôtres, alors on vous le fait payer au prix fort. D’autres se cachent derrière le prétexte de la solidarité africaine, pour vous faire les poches. C’est une véritable escroquerie au piétisme familial. Quand ça ne suffit pas, ce sont les recettes des charlatans qu’on vous présentera pour sauver votre vie de votre meilleur ami de 30 ans. Et si vous croyez en dieu, je ne donne pas cher votre peau. Ce sont très souvent vos anciens amis restés au pays, qui vont prendre le relais de ce que je peux appeler sans exagération : l’escroquerie familiale.

Et c’est toute une armada de conseillers spirituels qui vont se succéder à votre lieu de service, comme à votre domicile pour préparer votre âme à gagner le paradis. Vous n’êtes plus un entrepreneur, mais un pigeon, oups, pardon, un gibier. Le problème est que vous êtes un créateur d’entreprise c’est-à-dire de valeur ajoutée et non une anticipation de la sécurité sociale. Votre entreprise sera sur le marché, avec des concurrents souvent européens qui vous balayerons avec une facilité déconcertante, parce que n’ayant pas les mêmes contraintes extra-entreprises, n’ayant pas ces coûts cachés du parasitisme familial.

Dans d’autres familles, les gens sont plus intelligents et les techniques encore plus raffinés. Le résultat est de miner votre compétitivité, car toutes ces dépenses non prévues se répercuteront sur le coup de vos produits ou de vos services et qui, à l’épreuve des faits avec le marché, risque de ne pas faire long feu.

– L’omniprésence de la politique

Dans les pays africains, il n’existe pas le concept de « Leader Economique », parce que celui de « Leader Politique » a pris le devant et occupé tout l’espace vitale possible dans la société. Les africains croient par erreur qu’on ne change la société qu’à travers la politique. La fainéantise généralisée a fabriqué une nouvelle classe de chômeurs, ce sont très souvent les partis politiques d’opposition.

Ce sont ceux qui triment, puisque éloignés du pouvoir, puisqu’éloignés de la mangeoire. A l’inverse, ceux qui gravitent autour du pouvoir donnent l’impression d’être mieux lotis, en récitant les révérences pour témoigner une servilité déconcertante. Il n’y a par exemple, qu’en Afrique qu’on ne prononce pas le nom du président de la république sans le faire précéder de l’expression « Son Excellence ».

Tout semble tourner autour de ce match : pour ou contre le pouvoir ? Et peut-être que vous êtes comme moi et vous ne croyez pas à la Démocratie et pour vous tout cela n’est qu’un cirque inutile qui ne peut faire bouger les problèmes des citoyens. Et que pour cela, vous pointez plutôt à devenir un Leader Economique, qu’importe ! Pour vos interlocuteurs, vous devez choisir. En retournant réaliser vos tout premiers investissements comme entrepreneur dans votre pays d’origine, vous serez amenés à devoir chaque fois vous justifier, parce que les personnes que vous aurez tendance à côtoyer vont constamment oublier que vous soyez indifférent aux querelles politiques partisanes dans le pays. Si vous dites un mot en faveur d’une décision prise par le pouvoir politique, pour l’opposition, vous êtes un vendu, un traitre ou bien quelqu’un qui n’est venu jusque-là que pour se coucher et se faire marcher dessus. Si vous dites un mot pour critiquer l’action gouvernementale, vous serez désormais taxé comme opposant.

Et lorsque vous vous tenez hors de ce match et n’exprimez aucune préférence, votre activité sera examinée à la loupe, parce qu’on va vous soupçonner d’utiliser votre entreprise comme couverture pour préparer un coup d’Etat et que toutes vos activités au fond ne visent que le pouvoir.

Solutions

Si vous choisissez un pays voisin du vôtre, vous êtes épargnés au moins, de la moitié des problèmes à peine énumérés, avec souvent comme bonus, que plusieurs pays africains offrent désormais aux investisseurs étrangers la possibilité d’être exemptés d’impôt pendant 5 ans. Ce qui vous laisse le temps de respirer et démarrer avec calme votre nouvelle aventure économique ou industrielle.

Les Etats-Unis d’Afrique ? Ce n’est pas qu’un concept ou un slogan pour politiciens en mal de popularité. C’est aussi une réalité qui doit nous permettre d’optimiser nos forces. Soyez ambitieux, ayez en tête dès le départ l’objectif de créer votre propre entreprise multinationale, présente dans plus d’un pays et pour cela, capable d’interagir entre plusieurs nations et surtout, de tirer profits des avantages de différentes réalités africaines à la fois. Non seulement cette manière de procéder vous aidera à relativiser la plupart des problèmes cités plus haut, mais aussi, aura le mérite de vous permettre de ne jamais mettre tous vos œufs dans le même panier.

Nous allons continuer ce débat Samedi 22/06/2013 à Bruxelles. Je vous donnerai la liste des autres erreurs fatales à ne pas commettre pour le retour en Afrique, mais aussi, je vais vous expliquer comment avec très peu de moyens financiers, vous pouvez démarrer le processus de création de votre propre Multinationale sur le continent africain. Et de transformer chaque poche de misère en opportunité possible pour apporter des solutions tangibles aux êtres humains.

L’Afrique nous appartient. Le système dominant a créé la diversion soutenue par une forte campagne médiatique pour nous convaincre que l’Afrique est un enfer afin de nous amener à fuir notre continent, pour devenir des esclaves modernes en occident. Si un village n’a pas un pont, ce pont ne tombera pas du ciel, c’est à nous d’apporter notre savoir-faire et d’en faire notre métier. Si dans une ville il manque les services sanitaires, ce ne seront pas les prières qui vont nous les créer, mais notre engagement, même comme professionnels pour solutionner nos propres problèmes. L’Afrique a besoin de pionniers pour se lever, l’Afrique a besoin de nous et ce n’est pas en restant ici à Bruxelles et critiquer toute la journée que nous ferons changer la situation, mais en allant nous tremper et transformer la boue en or, transformer la misère en prospérité.

Bruxelles le 19/06/2013
Jean-Paul Pougala

https://www.facebook.com/pmballa2/posts/1173423856067496

Publié le 19 août 2016, dans AFRIQUE, colonisation, Médiamensonges, Uncategorized, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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