Partis politiques malgaches : La longue histoire des scissions (Midi Mkara)

https://i1.wp.com/www.midi-madagasikara.mg/wp-content/uploads/2016/07/Paon-dor-2-300x300.gifDes représentants des partis politiques au CCI Ivato. ( photo d’archives)

Les formations politiques se disloquent au fil des temps. La raison en est, entre autres, que le fondateur est en exil. D’autres raisons, lorsque le parti n’est plus au pouvoir, ses membres commencent à quitter le navire.

La plupart des partis politiques à Madagascar sont marquées par la personnalité de leur fondateur. Des dispositions qui ne jouent guère à l’avantage des formations politiques. Ce qui a entraîné des scissions pour certains d’entre eux. Pour les anciens partis qui ont des dizaines d’années d’existence, les démons de la division, avec le temps, ont gagné leurs rangs. L’Akfm de Gisèle Rabesahala et Eric Rakotomanga a eu une autre dérivée avec notamment l’Akfm-Fanavaozana du pasteur Andriamanjato Richard qui, avec la disparition de ce dernier, est dirigé par son fils Ny Hasina Andriamanjato. Le camp de l’Arema n’a pas également échappé à la règle. L’amiral parti en exil, Pierre Raharijaona fonda l’Arema Matotra en 2006. Un autre parti issu de l’Avant-garde pour la rénovation de Madagascar a vu aussi le jour, il s’agit du MDM de Pierrot Rajaonarivelo.

Dissensions. Le parti de Marc Ravalomanana du temps où il est parti en exil, la formation politique  Mamafisoa de Rajemison Rakotomaharo a fait son apparition. Raharinaivo Andrianatoandro s’est érigé à un certain moment comme le dirigeant de ce parti du fondateur de l’empire Tiko mais finalement, il n’a pas gagné la partie. La liste des dissensions ne s’arrête pas là, ainsi, Pety Rakotoniaina fonda son propre parti, en l’occurrence Tambatra, pour prendre la distance par rapport au MFM de Manandafy Rakotonirina.  Pour ce qui est du MAPAR de Andry Rajoelina, avec l’accession de Hery Rajaonarimpianina à la tête de l’Etat, des membres de ce parti ont lâché l’initiateur de la révolution Orange pour devenir des alliés inconditionnels du régime en place.  Ainsi, Maharante Jean de Dieu ancien coordonateur national du MAPAR, s’est permis de mettre en place MAPAR I puis vient par la suite MAPAR II avec la députée du VI e arrondissement Raherisoa Vololona Victorine et de la députée de Mananjary, Cathy.

Au fil des temps. Le PSD du père de l’indépendance Philibert Tsiranana s’est disloqué aussi au fil des temps. Marson Evariste a quitté le navire pour créer son propre parti, à savoir le RPSD. Une autre variante est apparue par la suite avec le RPSD Vaovao de Voninahitsy Jean Eugène. Et pour couronner le tout le Leader-Fanilo de Herizo Razafimahaleo. Une lutte fratricide oppose Rabesa Zafera Antoine à Jean Max Rakotomamonjy, chacun voudrait s’approprier ce parti. La liste n’est pas exhaustive. Faut-il rappeler que 140 partis politiques sur les 180 existants ont effectué leur déclaration d’existence au titre de l’année 2015 (source ministère de l’Intérieur) mais que bon nombre d’entre eux ne sont que de nom. Toujours est-il que seule une dizaine de partis sont visibles sur l’échiquier politique national, le reste joue ainsi le rôle de figurants.

Dominique R.

Partis politiques malgaches : La longue histoire des scissions

 

 

 

Publié le 26 juillet 2016, dans AFRIQUE, Madagascar, Madagasikara - Crise, Politique, Uncategorized, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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