MADAGASCAR – Manifestation des journalistes : Les camps consignés, forte mobilisation des Forces de l’ordre (Midi)

https://i2.wp.com/www.midi-madagasikara.mg/wp-content/uploads/2016/07/une-a-300x194.gifLes Forces de l’ordre ont bloqué tous les accès à Soarano. (Photo : Yvon Ram)

Des éléments de l’Emmoreg dirigés notamment par le Commandant de la CIRGN Analamanga, le Général Florens Rakotomahanina ont dispersé la foule par des jets de grenades lacrymogènes.

De quoi le régime a-t-il réellement peur ? C’est la question que se posent les observateurs par rapport à ce qui s’est passé hier lors de la manifestation organisée par les journalistes dans le cadre de la contestation de l’adoption du Code de la Communication médiatisée. Le « diabe » prévu se dérouler depuis Ankorondrano jusqu’à la stèle de l’Ordre des Journalistes de Madagascar à Soarano n’a pas pu avoir lieu. Pour cause, le régime a opté pour le recours à la « Force ». Une forte mobilisation des Forces de l’ordre a été constatée. Par ailleurs, tous les camps militaires étaient consignés. De nombreux gendarmes, militaires et policiers étaient en patrouille dans plusieurs quartiers de la Ville des Mille. Tôt le matin, Ankorondrano et les quartiers environnants, ainsi que le Centre ville ont été quadrillés par des éléments lourdement armés et prêts à intervenir à tout moment. Trois barrages ont été érigés depuis le rond point devant le Magro Ankorondrano jusqu’au Gymnase couvert où les journalistes, les membres de la Société civile et de simples citoyens se sont donné rendez-vous. Certains étaient armés de kalachnikov, d’autres de lance-grenades. Dans les rangs, l’on a pu apercevoir des éléments d’élites armés et cagoulés. D’après les informations, leur mission était de procéder à l’arrestation des meneurs de la manifestation des journalistes au cas où ces derniers tenteraient de forcer les barrages. La manif ayant été déclarée « non autorisée » par les autorités, la Préfecture de Police d’Antananarivo a décidé de réquisitionner les Forces de l’ordre. Face à cette « intimidation » et pour éviter les casses, les leaders du mouvement pour la liberté d’expression ont pris la décision de jouer la carte de la sagesse. La grande marche a donc été annulée. Et ce, malgré la grande ferveur de nombreux citoyens qui étaient prêts à se sacrifier pour la liberté d’expression. Les pourparlers effectués auprès des responsables des Forces de l’ordre présents sur place ont échoué.

Lire la suite

 

 

 

Publié le 13 juillet 2016, dans AFRIQUE, Madagasikara - Crise, Océan Indien, Uncategorized, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :