MADAGASCAR – Libertés d’opinion et d’expression – Le Sénat plaide l’emprisonnement (L’Express)

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Durant les échanges d’hier, des sénateurs ont souhaité la réinsertion de la peine de prison pour diffamation et injure dans le code de la communication médiatisée. La crainte pour leur image et leur honneur sont parmi les arguments mis en avant.

À contre courant. Le projet de loi portant sur le code de la communication médiatisée a été adopté par le Sénat, hier. Outre deux articles amendés, l’un des faits marquant d’hier est l’insistance de quelques sénateurs sur la reprise des peines de prison pour les délits de presse, notamment la diffamation, dans le texte.
« Le code pénal prévoit que la diffamation et l’injure sont passibles de peine d’emprisonnement. Pourquoi les journalistes en seront exemptés, sont-ils supérieurs aux autres citoyens pour bénéficier d’un régime particulier   ». « Dans la culture malgache, l’argent ne peut pas laver un honneur souillé, plusieurs politiciens en ont bavé des allégations des journalistes ». « Nous nous faisons insulter et eux ils ne vont s’en tirer qu’avec des amendes, pourquoi cela   ».
Telles sont quelques-unes des phrases soutenues par certains sénateurs lors de leur prise de parole, hier, à la Chambre haute. En réponse, Andrianjato Vonison Zafin­dambo, ministre de la Communication a déclaré « Il ne s’agit pas d’impunité, lorsque le journaliste outrepasse les limites, il peut être jugé sur la base des textes de droit commun ». Le fait que ce principe soit inscrit dans les traités internationaux signés par Mada­gascar est, également, un des arguments de l’entité gouvernementale.
Certes, les représentants de l’instance gouvernementale auraient pu souligner que le fait de supprimer les peines de prison ne signifie nullement impunité du journaliste, mais permet de lui garantir la liberté nécessaire dans l’exercice de son rôle d’informer et d’éclairer le citoyen. Une fonction qui est l’une des principales garanties de la liberté d’expression, d’opinion et le droit à l’information garantie, non seulement, par la Consti­tution, mais aussi, par la déclaration universelle des droits de l’homme.

Vie privée
« Il ne faut pas oublier qu’ici nous allons essayer de baliser une liberté garantie par la Constituion, c’est peut-être ce que ne comprennent pas certains d’entre nous », a réagi le sénateur Zo Rakotoseheno, ancien journaliste. Quelques membres de la Chambre haute ont, effectivement, semblé omettre qu’ils sont en train de se pencher sur un texte dont le principal enjeu est la possibilité pour le citoyen malgache de jouir pleinement de ses droits fondamentaux.

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Publié le 17 juin 2016, dans AFRIQUE, Droits humains, Justice, Madagasikara - Crise, Océan Indien, Uncategorized, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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