Hold-up sur le climat (CETIM)

Couverture Hold Up sur le climat

Après « Hold up sur l’alimentation », le CETIM publie : « Hold-up sur le climat », un ouvrage réalisé par GRAIN, à la suite d’un travail de 25 années, en partenariat avec les mouvements sociaux et les organisations de défense des cultures alimentaires locales.

Ce livre rappelle comment et pourquoi la souveraineté alimentaire est centrale dans la mise en place d’une solution pérenne et juste pour les peuples. Du lien oublié entre alimentation et crise climatique, au contrôle exercé par les multinationales, en passant par l’accaparement des terres et la lutte semencière, GRAIN dresse une analyse scientifique complète de l’état du système alimentaire mondial et de ses enjeux planétaires. Pour vous donner un avant goût, en voici un petit extrait :

«  Ruée vers l’or bleu en Afrique : derrière chaque accaparement de terres, un accaparement de l’eau

Sans eau, pas de production alimentaire En Afrique, une personne sur trois souffre de pénurie d’eau et le changement climatique va encore aggraver les choses. Les savoirs locaux sur les systèmes extrêmement sophistiqués de gestion de l’eau en Afrique pourraient contribuer à résoudre la crise qui se développe, mais ce sont justement ces systèmes qui sont actuellement détruits par un accaparement des terres à grande échelle au prétexte que, sur ce continent, l’eau est abondante, sous-utilisée et prête à être exploitée pour une agriculture tournée vers l’exportation.

GRAIN examine l’actuelle ruée sur les terres en Afrique pour mettre à jour la lutte globale de ce qui est de plus en plus considéré aujourd’hui comme une marchandise plus précieuse que l’or ou le pétrole : l’eau. L’Alwero, une rivière de la région éthiopienne de Gambela, représente à la fois une identité et un moyen de subsistance pour le peuple autochtone des Anuak, qui pratiquent depuis des siècles la pêche dans ses eaux et l’agriculture sur ses berges et les terres environnantes. Certains Anuak sont des éleveurs nomades, mais la plupart sont des agriculteurs qui se déplacent vers des zones plus sèches à la saison des pluies avant de revenir sur les berges de la rivière. Ce cycle agricole saisonnier permet d’entretenir et de maintenir la fertilité du sol. Il permet également de structurer la culture autour de la répétition collective de pratiques agricoles traditionnelles en lien avec les pluies et les crues dans la mesure où chaque communauté s’occupe de son propre territoire et des eaux et terres agricoles qui en font partie.

Au cours des dernières années, des sociétés saoudiennes ont acheté des millions d’hectares à l’étranger pour produire des denrées alimentaires qui sont ensuite réimportées en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite ne manque pas de terres pour la production alimentaire. Ce qui manque dans le Royaume, c’est l’eau, et ses entreprises vont la chercher dans des pays comme l’Éthiopie. Une nouvelle plantation dans la région de Gambela, propriété du milliardaire saoudien Mohammed al-Amoudi, est irriguée avec de l’eau prélevée dans la rivière Alwero. Des milliers de personnes dépendent de l’eau de cette rivière pour leur survie, et les projets d’irrigation industrielle d’Al-Moudi pourraient mettre en péril l’accès à cette ressource. »

http://www.investigaction.net/hold-up-sur-le-climat/

Publié le 29 mai 2016, dans Agriculture, Capitalisme, Climat, Droits humains, Environnement, Multinationales, Uncategorized, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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