Violation des droits humains à Madagascar

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Le CETIM dénonce les violations des droits humains à Madagascar lors de la 31e session du Conseil des droits de l’homme. L’ONG, soutenue par l’Association internationale des juristes démocrates (AIJD), exhorte les autorités malgaches à agir.

Depuis son indépendance en 1960, plusieurs tentatives de coups d’État jalonnent l’histoire malgache. La dernière date de 2009. Par conséquence, l’histoire post-coloniale du pays est caractérisée par une gestion chaotique. Corruption, insécurité, intimidation et pauvreté constituent le lot quotidien de la population de Madagascar. Une dynamique de pillage à grande échelle commence avec la période néolibérale, dans les années 1980. Différentes multinationales s’approprient les biens publics et les richesses naturelles du pays. Madagascar est très riche en ressources minières. On y trouve du cuivre, du zinc, de la bauxite, du nickel, du fer, du charbon. Ainsi que des hydrocarbures, notamment du pétrole. Parmi les entreprises incriminées, on retrouve la canadienne Rio Tinto, l’australo-canadienne Sherritt International et la française Total.

Le pays et les communautés locales perçoivent en retour 1% du total que tirent les multinationales des richesses minières. Dans le secteur agricole, les accaparements de terres à grande échelle se poursuivent. Pour la plupart, dans le but de produire de l’agrocarburant au bénéfice des économies des puissances étrangères. Et, selon certaines hypothèses, en utilisant des semences transgéniques.

Ce contexte d’accaparement systématique des ressources naturelles du pays s’accompagne d’une montée de la contestation sociale des communautés affectées. Mouvement qui découle de l’augmentation de la répression envers les populations paysannes contestant la violation de leurs droits fondamentaux.

Depuis 2012, les forces de l’ordre commettent des massacres dans la région d’Amboasary-Sud. Plus de mille victimes, dont des femmes et des enfants, ont été exécutées de façon sommaire. Des jeunes, certains étaient mineurs, ont été accusés d’être des bandits. Ils ont été mutilés ou torturés à mort. Les forces de l’ordre ont également brûlé une vingtaine de villages. Plus de 3000 personnes terrorisées ont fui vers les grandes villes ou dans la forêt. Elles se trouvent aujourd’hui dans un dénuement total.

Lisez l’intervention orale présentée en mars 2016 par le Cetim et l’AIJD au Conseil des droits de l’homme.

Source: CETIM

 

 

Publié le 7 avril 2016, dans AFRIQUE, Droits humains, Madagasikara - Crise, Océan Indien, ONU, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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