MADAGASCAR – Ambatovy au bord du gouffre (L’Express)

Afficher l'image d'origine

Des mesures drastiques seront prises par Ambatovy si aucune mesure n’est prise en faveur de ses containers bloqués au port.

Des containers destinés à l’exportation bloqués. Des cargaisons de matières premières et de pièces détachées refusées par les compagnies maritimes. Des comptes bancaires partiellement gelés. Le tout dans un contexte où le cours du nickel est au plus bas. La compagnie minière d’Ambatovy, productrice de nickel et de cobalt, semble se retrouver le couteau sous la gorge, au point d’envisager le pire.
Le vice-président chargé du développement durable d’Ambatovy, Louis Roland-Gosselin, a annoncé hier en conférence de presse que la compagnie « peut seulement survivre pendant environ une semaine dans les circonstances actuelles ». Si des mesures ne sont pas prises d’urgence pour enjoindre les compagnies maritimes de transporter les containers de nickel bloqués au port de Toamasina sans exiger la redevance Advance Cargo Declaration (ACD), « Amba­tovy serait contraint de prendre des mesures très drastiques avant la fin de la semaine prochaine », poursuit Louis Roland-Gosselin.
Le vice-président d’Am­batovy n’est pas allé jusqu’à évoquer la fermeture « dont le coût serait plus élevé que de continuer à tourner malgré la baisse du cours du nickel ». Mais « nous pourrions rompre nos contrats avec nos fournisseurs, voire aller jusqu’au licenciement », indique-t-il, ajoutant très vite que « personne ne veut aller jusque-là ».
Pour l’instant, c’est la trésorerie de la compagnie, « déjà très faible et affectée par le prix du nickel le plus bas de l’histoire, qui est de plus en plus critique », poursuit-il. Et quand la compagnie ne peut pas utiliser une partie de ses comptes, bloqués à hauteur de 88 millions d’Ariary à la suite d’un différend avec un de ses anciens cadres, « l’échéance de la prise des mesures drastiques pourrait intervenir bien avant la fin de la semaine prochaine ».

Appel
Pour redresser au plus vite la situation de la compagnie, Ambatovy invite les autorités compétentes à émettre « des directives aux compagnies maritimes, leur ordonnant expressément et sans équivoque d’accepter la cargaison Ambatovy, sans exiger l’ACD ». Elle en appelle même au chef de l’État, pensant que dès que celui-ci sera « informé de la situation, il veillera à ce que la loi soit appliquée comme il se doit ».

Lire la suite

 

 

 

Publié le 19 février 2016, dans Energie, Environnement, Madagasikara - Crise, Multinationales, Océan Indien, Uncategorized, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :