Pas la peine de compter sur nos médias mainstream pour nous faire une idée. Quand les choses tournent mal pour leur camp, ces tocards pratiquent la politique de l’info brûlée à grands coups d’insinuations sans preuves, de rumeurs invérifiées, de menaces tonitruantes pour la galerie. Et le fait est que ça tournerait plutôt boudin pour le camp occidental et ses impayables alliés, l’Arabie saoudite et la Turquie.

Après avoir recoupé leurs informations avec d’autres sources crédibles, je vous conseille le site du Grand jeu. C’est grâce à ses chroniques et à ses documents visuels que je vais essayer de dresser le petit topo qui suit.

L’avancée victorieuse des forces russo-syriennes

Les forces loyalistes syriennes, fortement appuyées par l’aviation (et sans doute les conseils avisés) de l’armée russe, sont en train de gagner leur pari :

  • les forces loyalistes syriennes ont pénétré dans Alep, bastion d’Al Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaïda) ;
  • elles ont coupé la principale route d’approvisionnement des rebelles en provenance de Tuquie ;

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  • les forces russes en profitent pour tester sur le terrain leur matériel dernier cri, comme l’avion Sukhoï SU-35 ;
  • armée loyaliste syrienne et aviation russe foncent désormais vers Raqqa, capitale revendiquée de l’État islamique.

ILLUSTRATION RAQQACliquer sur l’image pour lire

Le camp du Bien en panique

Largués, le camp occidental et ses alliés (le duo tragico-comique Arabie saoudite et Turquie) sont en plein désarroi et font sonner en désespoir de cause les trompettes médiatiques de la propagande :

  • les médias occidentaux n’en finissent pas de dénombrer les victimes civiles de la coalition russo-syrienne… mais sans jamais en apporter la moindre preuve ;
  • John Kerry, secrétaire du Département d’État US chargé des affaire étrangères, s’agite en tout sens pour faire cesser “l’agression” russo-syrienne contre les rebelles “modérés” d’Al-Nosra en perdition ;
  • l’Arabie saoudite, incapable de venir à bout d’une résistance yéménite en haillons, menace d’intervenir sur le terrain si on ne la retient pas ;
  • la Turquie, de plus en plus convaincue de collusion avec les islamistes toutes tendances confondues opérant en Syrie, fait la gueule et bombarde, mais de loin (gaffe aux Sukhoï SU-35 !) les forces kurdes qui participent à la coalition réunie autour de Damas ;
  • l’UE et le coq français (qui jugeait positivement, via le ministre Fabius, l’action des “modérés” d’Al-Nosra) sont inaudibles.

En route vers de dangereuses aventures ?

Une conclusion à cette analyse des événements syriens ?

Non, car personne ne peut jamais prévoir les réactions d’une bête blessée aux abois (l’empire occidental et ses alliés champions des droits de l’homme et de la civilisation démocratique : l’Arabie saoudite et la Turquie). Une seule certitude : la bête est VRAIMENT blessée.

Quant à ceux qui pourraient s’émouvoir des conséquences d’une victoire du “fourbe” Poutine et du “sinistre” Al-Assad, nous répondrons une fois de plus ceci :

  • ce n’est pas notre affaire, mais celle des Syriens ;
  • jusqu’à présent, seule la Russie a une attitude conforme au Droit international : elle soutient un pouvoir légitime (quoi qu’on pense de celui-ci) et non des rebelles (qui n’ont définitivement rien de modérés).
  • L’analyse géopolitique ne relève pas de la morale (qui plus est, bêtifiante et hypocrite), mais du constat objectif des rapports de force sur le terrain.

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Notes:

Sources de mes infos pour ce billet :

Source principale de recoupage : les reportages de Robert Fisk, envoyé spécial du média britannique The Independent.

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