Mandat d’arrêt contre Compaoré: La Fidhop exige sa mise aux arrêts et son extradition immédiate au Burkina Faso

Suite à la révélation faite par la presse, dès le 21 décembre 2015, de la délivrance d’un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè contre l’ex-président-dictateur Blaise COMPAORE exilé à Abidjan depuis son renversement par un soulèvement populaire ; mandat d’arrêt relatif à l’assassinat du Président Thomas SANKARA, le jeudi 15 octobre 1987 ;

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique), fait les observations et recommandations ci-après, qui sont essentiellement adressées aux autorités actuelles de la Côte d’Ivoire.

1-    LA FIDHOP, en invoquant les Accords de Coopération Judiciaire existant entre les Etats membres de la CEDEAO, et particulièrement entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, exige l’arrestation et l’extradition immédiates de M. COMPAORE dans son pays, afin qu’il réponde devant la justice des faits qui lui sont reprochés : « assassinat, attentat et recel de cadavre ».

2-    La FIDHOP insiste pour dire qu’au regard du caractère de cet acte, un mandat d’arrêt international, le Chef de l’Etat ivoirien et son régime n’ont pas d’autres choix que de s’exécuter, nonobstant les liens très profonds d’amitié ou de fraternité existant entre ce présumé assassin de Thomas SANKARA et M. Alassane D. OUATTARA, ainsi qu’avec les ex-rebelles ivoiriens.

3-    La FIDHOP tient à relever, en outre, que tout refus du gouvernement ivoirien d’exécuter ce mandat d’arrêt international contre M. Blaise COMPAORE devrait conduire à ces deux conclusions suivantes :

–  Pour les Ivoiriens : ce serait la preuve que M. OUATTARA n’a jamais eu aucun respect pour la justice, sauf lorsqu’elle est aux ordres de l’exécutif, d’où l’existence dune « justice des vainqueurs » en Côte d’Ivoire depuis son avènement au pouvoir ; sinon, pourquoi sont-ce seulement les « pro-Gbagbo » qui sont jugés, suite à la crise-postélectorale de 2010 ; mais surtout, pourquoi avoir transféré, si promptement, le Président GBAGBO et le ministre BLE-GOUDE à la Cour Pénale Internationale (CPI) et refuser d’extrader M. COMPAORE devant la justice burkinabè ?

–  Pour les Burkinabés : outre le chef rebelle Guillaume SORO, le Chef de l’Etat ivoirien serait vu tel un autre ennemi de la paix au Faso, puisque par ce refus, M. OUATTARA s’opposerait ainsi à la manifestation de la vérité et de la justice, conditions à remplir pour une réconciliation véritable et définitive du peuple burkinabé.

La FIDHOP salue, enfin, la justice et les juges burkinabés qui, par la délivrance de ce mandat d’arrêt international, honorent toute l’Afrique, qui n’a pas nécessairement besoin d’aller s’humilier à la CPI.

Après la justice sénégalaise, qui juge en ces moments le tortionnaire et sanguinaire tchadien Hissen HABRE, c’est aujourd’hui la justice du Burkina Faso qui jugera un autre Chef d’Etat criminel…

A BON ENTENDEUR…

Fait à Florence, ITALIE, le 22 décembre 2015

 

Dr BOGA S. GERVAIS

 

Président-Fondateur de la FIDHOP

Dr Boga Sako Gervais

 

Source: Cameroon voice

 

 

Publié le 27 décembre 2015, dans AFRIQUE, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Françafrique, Justice, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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