MADAGASCAR – Nouvelle CENI : Aucun représentant du clan Ravalomanana, c’est un mauvais signe pour 2018.

Marc Ravalomanana est obligé de réviser sa stratégie, s’il ne veut pas rester en Afrique du Sud pendant deux mandats présidentiels.

Tel est le premier constat à l’issue de la nouvelle organisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Aucun des 7 membres connus qui ont prêté serment ce vendredi (la CENI en comptera 9) ne représente Marc Ravalomanana. Par contre, tous sont considérés comme proches de tel ou tel camp ou parti politique. Il s’agit de:

  • Thierry Rakotonarivo, représentant de l’Assemblée nationale, SG du ministère de l’Intérieur pendant la Transition et soutenu par ARMADA lors de l’élection à l’AN.
  • Olivier Ramahavoson, de la Cour suprême, SG du Vice-PM Hajo Andrianainarivelo
  • Fano Rakotondrazaka, de l’Ordre des journalistes, qui aurait ses entrées au ministère de la Communication
  • Charles Randriarimanana et Fanomezantsoa Rakotonirina, de la Société civile,
  • Hery Rakotomanana, de l’ordre des avocats et membres du GEN (Groupement des Experts nationaux), passe pour une personnalité pas très favorable au régime HVM (Voir la décision très critique du GEN à l’encontre du régime),
  • Et Ernest Razafindraibe, du KMF/CNOE, l’homme de HVM.

Notons que pour l’instant, le Sénat et la Haute Cour Constitutionnelle n’ont pas encore désigné leur représentant. Mais il n’y aura aucune surprise à attendre de leur part, le clan Ravalomanana peut en faire une croix. En tout cas, entre personne et un représentant insignifiant tel Benja Andriamihanta, qui a siégé au sein de la CENI-T, il n’y a pas beaucoup de différence.

Etant donné le rôle stratégique de cette institution dans l’organisation et la gestion des élections, sa configuration actuelle risquerait de handicaper sérieusement le président du TIM pour 2018, même si la CENI est censée « indépendante ».

Force est donc d’admettre qu’il existe une manoeuvre concertée pour « tuer » aussi bien politiquement qu’économiquement Ravalomanana. Politiquement, il s’agit de l’empêcher à tout prix de revenir au pouvoir par la voie démocratique. D’ailleurs, rien de plus logique car les voyous putschistes ne l’auraient pas destitué 6 ans plus tôt pour le laisser revenir ensuite ! Pour ces kleptocrates revanchards, Lalao Ravalomanana à la tête de la CUA est déjà largement suffisant. Economiquement, le pouvoir lui oppose complications et blocages en tout genre pour empêcher le groupe Tiko de reprendre ses activités, sans oublier la station MBS dont l’ouverture est annoncée à maintes reprises.

Aussi, il serait tentant de dire que l’ancien Président est en train de payer l’ambiguïté de la ligne politique qu’il s’est choisie jusqu’ici. Ni allié à part entière, ni vrai opposant pourtant, eu égard à son statut de victime d’un acte anti-constitutionnel, il devrait être l’opposant naturel.

Le fameux « collaborer mais pas soutenir » (Ndlr: le régime HVM), a fait des ravages. La base militante est déboussolée voire déçue si bien qu’une bonne partie a choisi la défection ou l’indifférence.

Qu’est-ce que la collaboration avec HVM et consorts a apporté de positif pour la Patrie ? D’ailleurs, collaborer avec ce régime revient à cautionner sa politique dévastatrice et criminelle.

Enfin, Ravalomanana ne doit pas oublier qu’ils sont tous alliés objectifs contre lui ?

TG

Publié le 30 octobre 2015, dans AFRIQUE, Madagasikara - Crise, Océan Indien, Uncategorized, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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