MADAGASCAR – Diplomatie et gouvernance: Peu performante et assujettie ? (Mcar Tribune)

 

Le régime Rajaonarimampianina donne depuis près de deux ans maintenant, l’impression d’un régime qui se plait à séduire la population par l’appui ou la présence des partenaires internationaux. Le président de la République en tout cas ne s’en cache pas ; il ne s’est pas empêché chaque fois que l’occasion se présente, de rappeler que grâce à ses déplacements à l’extérieur, la communauté internationale est maintenant ouverte à ses idéaux et est prête à l’aider pour mettre en œuvre son programme. Le président Rajaonarimampianina veut persuader l’opinion publique que la communauté internationale est convaincue et décidée à aider le régime et le pays et que les financements vont dorénavant affluer. Le constat est simple : tous les programmes élaborés par ce régime répondent à des lignes de crédit ou à des financements des organisations internationales et/ou des projets des partenaires techniques et financiers. Tous les programmes sociaux (santé, éducation) conduits par le régime sont dans la perception quotidienne populaire, des programmes des bailleurs de fonds telle l’OMS, la FAO, l’UNICEF ou dans d’autres secteurs tel l’environnement (GIZ, Banque mondiale, Conservation internationale, ou encore en matière de sécurité … Autrement dit, le gouvernement ne serait que des exécutants des programmes et projets internationaux. D’ailleurs, bien que le gouvernement martèle que les programmes sont d’abord et foncièrement malgaches, rares sont ceux qui y croient. L’opinion en général est plutôt persuadée que sans l’accord ou le financement et la logistique des partenaires multilatéraux ou bilatéraux, ces projets demeurent lettre morte. Il en est ainsi de la question des îles éparses qui est réclamée par beaucoup de politiciens et par une partie de l’opinion, mais qui n’intéresse pas encore les partenaires et qui est donc mise en sourdine par les gouvernants. A beaucoup d’égards, le Madagascar d’aujourd’hui est peu persuasif. Il n’est pas percutant et il préfère les entreprises étrangères prendre les initiatives. Il en était ainsi de l’initiative pour le Salon des Mines et du Pétrole du mois dernier. C’était une compagnie de communication et marketing britannique qui a rameuté les sociétés concernées et organisé l’événement ; comme si le pays manquait de poigne et d’entreprises en mesure d’attirer des participants ; comme si le gouvernement et les ministères impliqués (affaires étrangères, énergie et hydrocarbures, mines) n’étaient point capable de joindre leurs efforts et de déployer les moyens pour ce faire mais estimaient que les compagnies étrangères étaient plus performantes.

CFIM ou AFRICOM autrement ?

Quant à cette question de piraterie maritime au moment où son foyer s’est déplacé depuis quelques années déjà de la corne de l’Afrique vers le golfe de Guinée, elle ne répond qu’en partie aux préoccupations de Madagascar et de sa population. Depuis le temps que le trafic d’ossements humains, ou le trafic de bois de rose inquiète au plus haut point la stabilité du pays et les défenseurs de l’environnement, ce n’est qu’aujourd’hui, après la mise en place du Centre de Fusion des Informations maritimes (CFIM) que la communauté internationale (la communauté occidentale) se précipite ou donne un peu d’aide aux Malgaches.

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Publié le 15 octobre 2015, dans AFRIQUE, colonisation, Finances, Françafrique, Madagascar, Madagasikara - Crise, Océan Indien, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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