Washington demande à Athènes de ne pas s’opposer aux sanctions contre la Russie

La sous-secrétaire américaine à la politique de défense Christine Wormuth a demandé à la Grèce de ne pas mettre son veto à la prolongation des sanctions à l’encontre de la Russie, a rapporté le ministre de la défense grec Panos Kammenos en déplacement mercredi 21 mai aux États-Unis.

Ambassade de la Grèce à Washington. Crédits : wikimedia.org

« J’ai expliqué que pour nous, la Russie est un pays allié et ami, avec lequel nous sommes unis par le lien indissoluble de la religion et des relations économiques », a répondu Panos Kammenos à la sous-secrétaire américaine à la politique de défense Christine Wormuth qui souhaitait que la Grèce ne s’oppose pas aux sanctions prises en représailles au rattachement de la Crimée à la Russie.

Les pertes subies par la Grèce à la suite des sanctions s’élèvent à quatre milliards d’euros, a par ailleurs souligné le ministre grec de la défense qui a signalé à Christine Wormuth que « l’Union européenne ne rembourse pas les pertes subies par les agriculteurs grecs ».

Plus tôt, le vice-ministre de la défense grec Kostas Sirixos avait déclaré que la Grèce protégerait les intérêts de son peuple. « Avant les élections, nous avions dit que les sanctions n’étaient pas un moyen de résoudre les problèmes. Et nous n’avons pas changé d’avis », a-t-il insisté dans une interview à Kommersant lors de sa visite à Moscou début mai. Rappelons cependant que malgré une telle rhétorique, la Grèce n’a jusqu’à présent jamais fait valoir son droit de veto au moment du vote sur l’élargissement des sanctions.

Parallèlement aux discussions gréco-américaines à Washington, le président de la Douma Sergueï Narychkine a déploré l’implication du Japon dans les sanctions anti-russes lors de sa visite officielle à Tokyo.  « Le gouvernement japonais a décidé de se ranger du côté des forces politiques infâmes et de prendre ces mesures unilatérales et illégitimes », a-t-il rappelé, s’adressant aux journalistes. « Plus cette situation dure, plus les relations russo-japonaises s’en trouvent affectées », a-t-il ajouté.

Les sanctions économiques prises à l’encontre de la Russie ont été adoptées le 31 juillet 2014 et arriveront à échéance un an après, soit le 31 juillet 2015. Les membres de l’UE sont aujourd’hui divisés sur la stratégie à adopter face à Moscou. Si certains pays – comme la Grande-Bretagne et la Pologne – veulent un renouvellement anticipé des mesures restrictives, d’autres – comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou Chypre dont les économies sont fortement touchées par les sanctions – remettent en question l’efficacité des sanctions occidentales et leur capacité à faire pression sur la Russie.

http://www.lecourrierderussie.com/2015/05/washington-athenes-sanctions-russie/

Publié le 21 mai 2015, dans Crise économique, Géopolitique, Grèce, Politique US, Russie, Union Européenne, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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