MADAGASCAR – Rendre le pays moins vulnérable

Le principal devoir de tous les dirigeants d’un pays consiste à promouvoir son développement socioéconomique et à booster le véritable progrès au bénéfice de la majorité de la population. L’économie du pays doit ainsi être en bien meilleur état si tous les dirigeants successifs de la Grande Ile avaient accompli leur véritable mission. Mais ce fut loin d’être le cas. Chacun avait sa propre ambition personnelle et tous ont d’abord priorisé leurs intérêts propres avant ceux de la nation et de la population.

Ce qui arrive au pays actuellement n’est plus une surprise. Les malheurs qui s’abattent sur une grande majorité de la population étaient prévisibles depuis longtemps puisqu’aucun dirigeant de la Grande Ile n’avait assumé convenablement son devoir. Un jour, ces dirigeants malhonnêtes et égoïstes auront à répondre de leurs actes devant l’Histoire. Leurs actes dévastateurs pourraient leur coûter cher.
Les intempéries des derniers jours ont encore permis de redécouvrir la vulnérabilité de Madagascar sur divers plans. On parle actuellement de 18 décès et, entre autres, de plus de 51.000 sinistrés comprenant 28 397 déplacés ainsi que de 4 135 ha de rizières détruites. Le niveau des eaux a connu une légère baisse au cours des dernières 48 heures sans pluies torrentielles, mais l’inquiétude est toujours à son comble, d’autant que l’alerte rouge est toujours maintenue à divers endroits situés en basse altitude à Antananarivo et ses environs.
Tout cela représente des signes de faiblesse, sur tous les plans. Les représentants des autorités se sont rendu auprès la population sinistrée dans les environs de la capitale au cours des derniers jours. C’est navrant de constater ces milliers d’individus dont les maisons d’habitation ont été submergées entièrement ou inondées jusqu’au niveau du premier étage. La nuit, ils sont contraints de veiller à tour de rôle pour éviter que des profiteurs ne vident leur maison en prenant des barques afin de cambrioler les maisons abandonnées par les sinistrés. Le jour, ils sont obligés de braver les courants d’eau afin d’essayer de récupérer tout ce qui peut encore l’être dans leur lieu d’habitation.
Si au cours des dernières décennies, le pays avait été suffisamment fort économiquement et socialement parlant, on n’aurait pas assisté à ce nouveau spectacle de désastre en ce début 2015. Car les gens n’auraient plus habité des zones inondables mais vivaient dans des nouvelles villes, plus sécurisées et mieux aménagées tandis que les digues étaient par ailleurs renforcées. Toutes les mesures pouvant prévenir le scandale en cours auraient été prises par les dirigeants successifs du pays s’ils avaient pensé à l’intérêt de la majorité de la population. Sauf que tous avaient plutôt l’esprit ailleurs. Beaucoup d’autres choses importaient plus pour eux. Notamment le trafic des ressources nationales, les comptes bancaires à l’étranger et la confiscation du pouvoir. Il faut que cela change désormais.

J. Nantenaina

Publié le 3 mars 2015, dans Crise économique, Droits humains, Madagasikara - Crise, Madagasikara - Histoire, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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