MADAGASCAR – La nécessité d’un nouvel accord politique

Sur la base du questionnaire remis par les chefs d’églises du FFKM à l’endroit des cinq présidents de Madagascar, on peut conclure que l’on va s’acheminer vers un nouvel accord politique dans le pays. Ce nouvel accord devrait déboucher sur un nouveau gouvernement d’union nationale et un nouveau Premier ministre de consensus. Ce qui n’est pas étonnant après le départ, plus ou moins précipité, du Premier ministre Roger Kolo.

Trouver un accord politique n’est pas toujours facile. Surtout quand on a affaire à des politiciens chevronnés. Quoi qu’il en soit, il sera difficile de penser à l’éventualité d’un désaccord entre Hery Rajaonarimampianina, Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. S’ils ne parviennent pas à un accord minima, l’avenir politique du pays sera de nouveau hypothéqué.
On s’attend ainsi à ce que les cinq parviennent à s’entendre sur un accord de sortie de crise. Ils ne vont pas nécessairement se pardonner de manière sincère. Ils ne vont pas obligatoirement se réconcilier de façon honnête, mais ils devront parvenir à s’entendre sur une sortie de crise et sur une solution durable pour le pays.
Les Malgaches ont, en effet, le droit à une meilleure visibilité après six années de crise politique et de difficultés socioéconomiques. Il est grand temps de trouver les meilleurs moyens de sortir le pays du gouffre. Un accord entre les principaux acteurs politiques du pays serait le bienvenu. Ce sera le meilleur moyen de donner du nouveau souffle et une véritable « force nouvelle » à la vie politique et socioéconomique du pays. Car malgré la promulgation d’une nouvelle République, en décembre 2010, malgré l’entrée en fonction d’un nouveau président de la République, et malgré la reprise de la coopération avec l’ensemble de la Communauté Internationale, la situation n’a guère évolué. On constate que l’instabilité politique guette le pays, l’insécurité continue à sévir, les conditions de vie se dégradent et le peu d’infrastructures que la Grande Ile dispose se détériore tandis que le pouvoir d’achat régresse.
Face à cette impasse, les nouveaux dirigeants devaient prendre les meilleures décisions. A savoir, trouver un compromis avec les autres acteurs politiques afin de sortir le pays du marasme. Le FFKM n’attendait que ce genre d’initiative depuis longtemps. Les chefs d’église voulaient jouer un rôle plus conséquent afin de réconcilier les acteurs politiques ou, à la limite, afin de trouver une solution plus sûre à la crise malgache. Le FFKM est actuellement à un pas d’atteindre son but. Et les Malgaches sont sur le point de connaître une issue, après des années d’impasse.
Certes, le redressement du pays et la véritable concorde nationale ne seront pas acquis du jour au lendemain, mais la dynamique est enclenchée. Et c’est le plus important pour le moment. Car il n’y a que le premier pas qui coûte.

J. Nantenaina

Publié le 16 janvier 2015, dans AFRIQUE, Françafrique, Madagasikara - Crise, Madagasikara - Histoire, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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