Par Valentin Vasilescu

Kawasaki (Japon), Siemens (Allemagne) et Alstom (France) sont les principales firmes spécialisées dans l’infrastructure des chemins-de-fer à grande vitesse. La compagnie française Alstom avait été presque déclarée par les Russes comme la gagnante de l’appel d’offre pour la réalisation du premier tronçon de chemin-de-fer à grande vitesse (TGV) transsibérien. Dans la première étape, le Projet TGV de la firme alsacienne Alstom aurait relié Moscou à la capitale du Tatarstan (803 km) en 3 heures et demie, en roulant à une vitesse moyenne de 320 km/h. Aujourd’hui, la distance est parcourue par les trains russes en presque 11 heures. En 2007, sur le tronçon LGV-Est : Vaires-sur-Marne (Paris) – Baudrecourt (Strasbourg), le TGV d’Alstom a établi le record mondial de vitesse, en touchant 574 km/h.

À la suite du refus de la France de remplir les tâches contractuelles dans la livraison des porte-hélicoptères Mistral, la place de la compagnie Alstom dans le mégaprojet ferroviaire russe sera prise par la China Railway Corporation (CRH), la partenaire de la firme autochtone Ouralvagonzavod. Pratiquement, CRH veut monopoliser la modernisation des chemins-de-fer russes par un joint-venture avec les Russes. C’est pourquoi CRH a déjà inclus ce premier tronçon sur la route Moscou-Kazan dans un projet TGV pour la distance Moscou-Pékin, avec une longueur totale de 7.000 km.

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Dans des circonstances dans lesquelles les principales banques russes sont visées par les sanctions des Etats-Unis et de l’Union Européenne, pendant la rencontre d’Octobre 2014 entre les premiers-ministres russe et chinois, Dmitri Medvedev et Li Keqiang, a été conclu un mémorandum qui résout le problème du financement.

L’intérêt de la compagnie chinoise CRH pour le réseau ferroviaire transsibérien est généré par les milliers de rames de containers qui circulent chaque jour sur les chemins-de-fer depuis les centres logistiques allemands (BMW, Mercedes, Audi, Volkswagen) de Leipzig et Munich vers les fabriques de la région Shenyang en Chine. Ainsi, CRH réduit la durée du voyage d’une semaine à 48 heures sur la ligne TGV Moscou-Pékin (qui est trois fois plus longue que la ligne Pékin– Guangzhou, la ligne à grande vitesse la plus étendue de Chine).

CRH a commencé en 2004 le transfert technologique de Kawasaki et Siemens, les rivaux au niveau mondial d’Alstom. A présent, le train à grande vitesse CRH (China Railway High-Speed) roule à la vitesse maximale de seulement 468,1 km/h. La Chine exploite 1050 wagons CRH qui parcourent régulièrement la distance de 1200 km entre Pékin et Shanghai en 5 heures.

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Le TGV est un projet majeur d’infrastructure ferroviaire de Vladimir Poutine qui comprend aussi deux ceintures concentriques couvrant la zone autour de Moscou. A mentionner que Shanghai est la seule ville au monde qui possède aussi des trains à grande vitesse à sustentation magnétique qui ont déclenché l’admiration de Poutine. Baptisé Maglev par les firmes allemandes Thyssen Krupp et Siemens, le train relie l’aéroport au centre-ville, en recouvrant les 30 kilomètres en 7 minutes 21 secondes, à une vitesse maximale de 430 km/h.

Valentin Vasilescu

Publié en Roumain le 28/12/2014 sur son site:

http://acs-rss.ro/index.php/arhiva-glasul/item/42-tgv-ul-transsiberian-va-lega-vestul-europei-de-coasta-pacificului-in-48-de-ore

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Valentin VasilescuPilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

http://reseauinternational.net/le-tgv-transsiberien-reliera-leurope-de-louest-la-cote-du-pacifique-en-48-heures/#comment-218174