MADAGASCAR: Un dépotoir pour produits périmés

Qu’est-ce que les Malgaches ne sont-ils pas en train de subir en ce moment ? Insécurité, chômage, délestage, maladies. Et voilà que pour se nourrir, ils doivent se tourner vers des produits d’exportation périmés ou même frelatés. Au risque de leur santé. Et pendant que le régime reste impuissant et amorphe, le pays devient un dépotoir.

Prudence, prudence ! Le marché local est inondé de produits périmés. Cet envahissement ne concerne pas seulement les camelots ni les squatters de rue mais également certains grands magasins. Ainsi, les consommateurs se doivent d’être vigilants. Le ministère du Commerce et de la consommation, enfin conscient peut-être du phénomène, vient de lancer la chasse aux produits périmés pour protéger les consommateurs. D’aucuns ont pu constater que des produits importés dont la date de péremption a été dépassée de plusieurs jours, continuent d’être étalés dans certains magasins et surtout chez les marchands informels. De ce fait, le ministère du Commerce et de la consommation va entamer des descentes dans les divers marchés où ces produits périmés continuent d’être écoulés par les commerçants. A noter que les prix de ces produits sont nettement inférieurs à ceux des marchandises encore dans les normes. Il est à préciser que la vente de ces produits périmés n’est plus une surprise à Madagascar même s’ils présentent de réels dangers pour les consommateurs. C’est que le dénuement de la majorité est une tentation plus forte qui lui empêche de faire le choix. D’autre part, les commerçants ne semblent plus avoir peur d’étaler des produits périmés car il y a des preneurs et que surtout les responsables ne sont pas là pour leur en interdire. Maintenant, le ministère de tutelle a l’intention de brûler tout les produits périmés qu’il trouvera lors des contrôles sur terrain. Ainsi pour renforcer la coopération avec les consommateurs, un numéro vert est disponible afin que chacun puisse signaler aux responsables, les boutiques vendant encore des produits périmés. Il faut dire cependant que les produits périmés ne concernent pas uniquement ceux importés. Il existe bien des fabrications locales qui ont bien dépassé la limite de la date de consommation. En outre, le danger ne se situe pas seulement au niveau de la péremption mais également sur la composition de ces produits de consommation. Qui dit que ces produits laitiers d’importation ne sont-ils pas frelatés ?
Il faut noter cependant que si ces produits impropres à la consommation inondent le marché local, c’est qu’il y a complicité entre les mêmes responsables, aussi bien à la douane qu’au niveau du ministère de tutelle et les importateurs sans vergogne. Et que toutes les astuces et autres subterfuges sont bons pour les écouler en douce. Depuis quelques années, il y a des gros bonnets qui font en sorte de nourrir les Malgaches avec des produits périmés comme le beurre, l’huile ou autres gâteries. Et dans tout cela, le consommateur, la plupart du temps insouciant, continue d’absorber ces « poisons ». On aurait même parlé des individus très habiles qui arrivent à changer l’inscription des dates de péremptions sur les cartons ou sur les emballages.
Ignorance ou manque de moyen
Le comportement des consommateurs est toutefois imprévisible dans la mesure où il est difficile de savoir si les gens consomment ces produits périmés en toute ignorance ou par manque de moyen. Car pour s’offrir les mêmes produits plus sûrs en provenance d’Europe par exemple, il faut payer plus. A ce moment, il est difficile d’apprécier cette lutte que le ministère du Commerce et de la consommation entend commencer, dans son efficacité. Va-t-elle aboutir et être positif aux yeux des consommateurs ? D’après les enquêtes menées par le Réseau National des Défense des Consommateurs, ces produits périmés commencent à envahir également les supermarchés et les Grandes surfaces en ce moment. Avec ce numéro vert, les consommateurs sont donc invités à dénoncer tous commerçants vendant des produits périmés aux autorités afin de prévenir à tout danger. L’opinion publique se demande bien quelles mesures les autorités concernées prendront pour stopper l’entrée de ces produits périmés sur le territoire nationale ? Le mal n’est-il pas en amont messieurs les responsables ?

Racl.R

Publié le 2 décembre 2014, dans Droits humains, Madagasikara - Crise, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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