MADAGASCAR -SUD: Les forces de l’ordre sont des terroristes criminels.

Assassinat et pillage

Dans l’arrière-pays, au fin fond de l’Androy lointain, tous les coups sont permis. Ce n’est pas la première fois que les échos d’agissements les plus abusifs de certains fonctionnaires d’autorité civils et miliaires nous parviennent. A l’heure où paraissent ces lignes, les parents de Zafelily assassiné de sang froid par une patrouille de gendarmes conduite par un capitaine qui est le commandant de Compagnie d’Ambovombe Androy, ont sûrement réussi à rencontrer le Général de Division Paza Didier Gérard pour se plaindre de ce crime ignoble. Avec des dossiers à l’appui.

Sur instigation de voisins mal intentionnés, à cause d’un litige foncier, 9 éléments des forces de l’ordre quittent la ville d’Ambovombe où ils sont en poste pour débarquer au village d’Andranomena, Fokotany d’Ankilivahary, Commune de Tranoroa, District de Beloha/Androy. Une fois sur les lieux, le matin du 23août 2014 à 6 heures du matin, après quelques palabres, ils se mirent à fusiller le nommé Zafelily qui avait un contentieux foncier avec les nommés Langemana, Tosoa et Menae. Le nommé Mananjoto, qui devait être aussi tué, a pu échapper à la mort en prenant la fuite. Une fois le crime accompli, les gendarmes laissent faire et participe aussi au pillage des domiciles des parents de la victime, par effraction tout en usant de violence même envers des femmes. Ils quittent le village d’Andromena après pour se rendre là où se tenait ce jour-là un marché hebdomadaire. En tirant en l’air comme font les cow-boys dans les fils de western, les gendarmes sèment la panique. Devant ces actes belliqueux, la population s’enfuit et quitte le marché.
Comme il se doit en pareille circonstance, les parents de feu Zafelily porte plainte auprès du Parquet. Chose étrange, le médecin requis officiellement pour procéder à l’autopsie se défile. Il faut le comprendre. On ne peut pas se permettre de faire preuve d’héroïsme lorsqu’on a affaire à des gendarmes armés qui osent tuer un simple citoyen dont le seul tort, selon nos sources à été d’être le propriétaire d’un périmètre que de riches notables envient. Derrière cette opération, il faut voir l’arrêté illégal du Chef de District de Beloha Androy portant n°009-DST/BHA du 23 août 2014 donnant ordre d’expulsion de plusieurs familles habitant le Fokotany de Koronga. Lequel arrêté a été déclaré « acte illégal » par autorités supérieures suivant Message-Radio n°3711-MIN INTER/SG/DGAT/FAT du 6 septembre 2014. Désaveu tardif, car le mal est fait. Faute de se faire entendre par le Chef de Région, le Parquet et le Commandant de Brigade (dans le milieu où ils vivent habituellement) les plaignants se rendent dans la capitale pour porter à la connaissance de qui de droit cette violation de la loi par ceux qui avaient pour vocation pourtant de l’appliquer et de protéger les biens et les personnes. Sauf, mauvaise foi inimaginable de la part des personnes lésées, les auteurs de ce crime ainsi que les commanditaires (civils et militaires) méritent des sanctions pénales et des lourdes condamnations à titre de dissuasion pour servir d’exemple aux fanatiques des abus d’autorité. Il s’agit ici d’acte de nature à saper le prestige et l’autorité de la puissance publique.

http://www.lanation.mg/article.php?id=14072

 

 

Publié le 24 septembre 2014, dans Droits humains, Madagasikara - Crise, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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