MADAGASCAR – Affaire Mcar Matin: Le « Rivo-doza » Rabary-Njaka se dissout

Les deux journalistes incarcérés par le régime ont été libérés hier. Les journalistes malgaches et quelques simples citoyens étaient venus les accueillir en liesse à leur sortie du portail de la maison de détention d’Antanimora. Ils réclament désormais le départ de Rivo Rakotovao et de Henry Rabary-Njaka en raison de la bévue qu’ils ont perpétrée.

Jean Luc Rahaga et Didier Ramanoelina bénéficient de l’arrêt de toute poursuite de la part de la Justice malgache. Les deux journalistes de Madagascar Matin ont été libérés hier après-midi à la suite du retrait de la plainte émanant des trois membres du gouvernement à l’origine de cette catastrophe pour la liberté de la presse dans la Grande Ile.
C’est un début de victoire pour la presse malgache qui a défendu bec et ongles les deux journalistes depuis le début de la semaine. Les journalistes ont, en effet, dénoncé depuis lundi dernier l’entrave flagrante à la liberté d’expression en général et à la liberté de la presse en particulier à la suite de l’incarcération des deux des leurs. Les professionnels des médias se sont réjouis de cette première victoire. Mais ils ne sont pas rassurés de la suite des événements. Car l e régime a tendance à privilégier la répression contre la liberté d’expression dans le pays. Raison pour laquelle ils demandent actuellement la démission ou le limogeage pur et simple de Rivo Rakotovao et de Henry Rabary-Njaka, les deux hommes à l’origine de cette crise.

Rivo Rakotovao

Henri Rabary Njaka
A la suite du retrait de la plainte des trois membres du gouvernement, dont le ministre d’Etat Rivo Rakotovao, les deux journalistes de Madagascar Matin ont recouvré la liberté. Ils sont sortis de la prison d’Antanimora. Mais la lutte pour la liberté d’expression et la liberté de la presse ne s’arête pas là, étant donné que les menaces subsistent.
La cellule de crise mise en place à la suite de l’incarcération des deux journalistes continue ainsi de se pencher sur la situation de la liberté de la presse dans le pays. Hier, les journalistes se sont réjouis de la première victoire qu’ils ont obtenue, mais ils ne comptent pas en rester là. Ils sont convaincus que la lutte contre l’oppression doit continuer.
C’est pour cette raison qu’ils ont consacré un peu de leur temps, hier, à un sit-in devant le ministère de l’Aménagement du Territoire à Anosy pour demander le départ de Rivo Rakotovao. C’est en effet ce ministre d’Etat qui est à l’origine de cette crise. La position radicale de ce ministre a été par la suite relayée par le Directeur de cabinet de la présidence de la République, Henry Rabary-Njaka. Il est donc plus que logique actuellement que les journalistes revendiquent le départ des deux hommes. La décision finale dépend de Hery Rajaonarimpianina. Si le président de la République, qui a demandé le retrait de la plainte, veut être logique envers lui-même, il doit soutenir le départ de ses deux collaborateurs, pour le bien de la nation. Dans le cas contraire, c’est lui qui risque de subir les conséquences du maintien de Rivo Rakotovao et de Henry Rabary-Njaka.

 

http://www.lanation.mg/article.php?id=12864

 

 

Publié le 26 juillet 2014, dans AFRIQUE, Madagasikara - Crise, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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