MADAGASCAR – Jirama: Hassanein Hiridjee doit se frotter les mains

La société nationale d’eau et d’électricité va complètement à la dérive. Les délestages de plus en plus fréquents dans les villes de province comme à Antananarivo constitueront une opportunité pour un éventuel repreneur de réaliser ses désirs. Plus rien ne va au sein de la Jirama. Même la capitale et ses environs immédiats ne sont plus désormais épargnés par le délestage. Il arrive que la coupure d’électricité dure jusqu’à 24 heures, voire plus. Il pourrait s’agir de panne mais on se demande pourquoi la Jirama met autant de temps pour régler les problèmes techniques.

A Ambanidia et ses environs, la coupure d’électricité a duré un jour et une nuit et les habitants de ce quartier avaient été pris au dépourvu car aucune annonce n’a été effectuée avant la coupure. Du côté d’Ambolokandrina aussi, la population a été victime de 24 heures de coupure d’électricité sans avertissement au préalable de la part de la Jirama. Il en est de même samedi à Ankadifotsy où une coupure inexpliquée a perturbé les habitudes des riverains. Il a fallu 2 heures pour l’électricité revienne dans le secteur.
Dans le même temps, les délestages sont de plus en plus fréquents un peu partout. Sans oublier la sous-tension qui concerne aussi de nombreux quartiers dans la capitale et ses environs et qui provoque différentes sortes de déconvenues.
Les usagers se plaignent en tout cas de la médiocrité de la qualité de service offert par la Jirama. Raison pour laquelle, à plusieurs reprises, des clients montent au créneau. A Fénérive Est, la population a manifesté sa colère contre les délestages de la Jirama. A Vatomandry et à Maevatanàna, des manifestations de mécontentement avaient déjà lieu aussi. Mais on a l’impression que les dirigeants de la société nationale d’eau et d’électricité font la sourde oreille. Les problèmes de la Jirama sont les mêmes depuis des années, mais personne n’a véritablement essayé d’apporter des solutions durables. D’où l’impasse actuelle.
Ce sont les usagers qui supportent les conséquences de la mauvaise gestion de la Jirama depuis des années. Aujourd’hui, les difficultés au sein de la Jirama semblent une opportunité pour d’éventuels repreneurs. Car plus la société s’enlise, plus les autorités auront hâte de céder une partie de sa part au sein de la Jirama. Certains syndicalistes dénoncent même actuellement un machiavélisme notoire: les dirigeants de la société et les autorités publiques se seraient arrangés pour plonger davantage la Jirama dans le bourbier afin de faciliter sa cession à un opérateur privé qui n’attend plus que la signature des accords.
Depuis quelques temps, l’homme d’affaire karàna, Hassanein Hiridjee, propriétaire de la société Electricité de Madagascar, se frotte déjà les mains. Les difficultés de la Jirama à satisfaire les usagers seront la meilleure occasion pour lui de mettre la main sur la société nationale d’eau et d’électricité. Tout est juste question de jeu de mots. Le ministre Fienena Richard, un proche collaborateur de Hassanein Hiridjee, a laissé entendre que la Jirama ne sera pas privatisée, mais des syndicalistes ne veulent pas le croire sur parole. Ils ont été informés auparavant que l’opérateur karàna lorgne depuis longtemps sur la société, de plus en plus convoitée. L’influence de cet opérateur auprès des dirigeants actuels n’est plus à démontrer.

 

http://www.lanation.mg/article.php?id=12285

 

 

Publié le 30 juin 2014, dans Madagasikara - Crise, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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