MADAGASCAR – Les affaires illicites: Quand les consuls sont impliqués

Contre toute attente, alors que le Peuple malgache s’imaginait en toute naïveté que les trafics illicites en tous genres (or, minerais rares, héroïne, cocaïne et bois de rose…) vont prendre fin avec la fin de la Transition, la presse internationale fait état de la saisie d’une cargaison suspecte bloquée au port de Mombassa. En principe, peut-être pas du jour au lendemain, mais en tous cas conformément à ce qu’il avait dit lui-même Hery Rajaonarimampiaina, le candidat élu président de la République :

« La culture de l’impunité est révolue et je m’engage à organiser une lutte sans merci contre tous les détournements de biens et de deniers publics ; contre tout enrichissement illicite, tout racket ou encore toute utilisation abusive des biens publics. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat conduira au retour de l’Etat de droit et mettra un terme définitif au cycle de crises et favorisera notre croissance économique. En ajourant : «ceux qui se reconnaissent dans cette description et ces propos sachent que le changement est en marche… »

Un confrère balance dans sa publication la dépêche suivante : « 34 conteneurs contenant 640 tonnes de bois de rose, ayant une valeur approximative de 6,6 millions de dollars, soit environ 15,450 milliards d’ariary, ont été saisis au plus grand port du Kenya et non moins en Afrique, à Mombasa, hier soir (27 mai), selon les reporters de la BBC. Ces bois de rose, embarqués sur le navire MV Kota Hapas, en provenance de Zanzibar, devraient rejoindre le port de Hong Kong. « Le bateau qui transportait ces bois de rose, avait également comme cargaison, des voitures » lit-on dans le journal Standard Kenya d’hier soir. Pourtant, selon les experts du Kenya Wildlife Service (KWS), les bois de rose ne poussent qu’à Madagascar. » On en est encore sous le choc quand un responsable du port de Mombassa affirme : « vu que la cargaison venait de Madagascar où le commerce de bois de rose et encore moins l’exportation de bois de rose est strictement interdit » que les documents y afférents saisis désignent clairement, selon notre source toujours « l’expéditeur de cette cargaison n’est autre que PIL Zanzibar, en Tanzanie et l’importateur est cité comme étant HK Trading Limited RM 601 limitée Minas Plaza Ital Yaust Sanpokon KLN, Hong Kong. » Avant cet incident qui relève purement et simplement du Code Pénal malgache avec infractions aux règles du commerce international, la ville de Hong-Kong a toujours été citée ainsi que le nommé Hui Chi Ming, consul honoraire de Madagascar là-bas. Dans les affaires de ce genre, il ne peut s’agir d’une simple coïncidence. Une autre source diplomatique celle-là nous remis un document qui prouve l’implication de ce drôle de diplomate dans des importations de bois de rose vers la Chine. Autre coïncidence troublante, le nommé Hui Chi Ming n’est autre que l’actionnaire majoritaire de la tristement fameuse banque B.C.I.M qui fait parler d’elle dans les médias locaux. Comme il n’y a pas de fumée sans feu, certains observateurs ne peuvent pas de voir une liaison suspecte entre cette banque et les trafics du bois de rose. Histoire de voir une puissante couverture financière ou pourquoi pas une institution de blanchiment dans les activités de cette machine à laver l’argent sale sans que personne le soupçonne. En tout, une troisième coïncidence laisse toujours perplexe quand le même Hui Chi Ming fait la malle en ruinant pratiquement les clients de sa banque. Vous ne voyez rien de suspect et de malsain dans tout cela ? Il faut être d’une cécité intellectuelle cancre pour ne pas saisir les relations qui existent en sous-sol avec les activités commerciales prohibée de ce diplomate et les ventes illégales de nos produits forestiers. Le plus étonnant dans l’affaire est de constater que l’Etat malgache semblerait être disposé se positionner pour éponger l’ardoise que ce patron d’une banque-écran pour rembourser les clients victimes de cette arnaque pure et simple. Pourquoi ? Au fait au nom de quels privilèges et accords secrets des personnages de cet acabit puissent être accrédités dans leurs fonctions. Hui Chi Ming n’est pas le seul à sentir le souffre. Dans ce rocambolesque rachat des parts de Crédit Agricole au sein de la BNI, « une cabale » selon Jeune Afrique Economique du 25 octobre 2013, Hassanein Hiridjee, qui serait aussi Consul honoraire d’Espagne, fait la Une des médias locaux internationaux à cause de « Trielite, une société de Hiridjee basée aux îles Vierges britanniques (un paradis fiscal) et déjà détentrice de 10 % de la BNI, qui accompagne le groupe Ciel, ». En se servant de FIRST IMMO, une autre société lui appartenant également, Hassanien Hiridjee aux dernières nouvelles semble être bien placé pour se payer l’un des fleurons des activités bancaires de Madagascar. « Issu d’une famille d’origine indienne installée depuis cinq générations à Madagascar, Hassanein Hiridjee, 37 ans, est une figure incontournable du milieu des affaires local. Avec son frère aîné, il codirige un petit empire présent dans l’immobilier professionnel (First Immo), la distribution pétrolière (Jovenna), la production d’électricité (EDM) et les télécoms (Telma et Towerco of Madagascar). » d’après Jeune Afrique toujours, pour l’opinion malgache cette avidité et cette détermination à envahir toute la vie économique de l’île est plus que suspecte. Là où les zélateurs de ce jeune ambitieux trouvent « une cabale à connotation xénophobe » et de la jalousie, les simples citoyens voient une forme de colonisation rampante. Et comme pour compliquer les choses, Abdoul Rassoul, un proche de l’intéressé se rend célèbre en expulsant des habitants de leurs maisons après avoir procédé à une destruction massive des habitations de ces derniers. Un acte impopulaire et très controversé que le gouvernement a dû en conseil de ministres récemment réagir en ces termes : « Communication relative à l’expulsion et à la démolition de maisons d’habitation à Ankadimbahoaka. Pour la préservation du bien-être de la population, l’Etat a suspendu toutes procédures de démolitions et d’expulsion relatives à cette affaire, jusqu’à ce que les ambigüités entourant ce dossier soient éclaircies. » C’est pour vous dire que depuis ces évènements sulfureux, la famille Hiridjee n’a pas bonne réputation auprès de la population. Et que si les attitudes de ces derniers ne s’améliorent pas, il y a lieu de s’attendre à une aggravation des relations déjà tendues à cause d’une certaine mentalité de seulement quelques individus peu recommandables qui risquent de salir la bonne réputation de la communauté Karana très active sur le plan humanitaire. Puis il y a aussi ce « Gao » un ressortissant chinois à qui, le général Ratsara avait donné un coup de pouce pour obtenir la nationalité malgache en deux temps trois mouvements, et serait devenu ensuite un « conseiller spécial de l’actuel Premier ministre en matière minière » En tout, nos relations avec l’extérieur souffrent de beaucoup d’anomalie à cause des laxismes de nos décideurs à l’endroit tels individus qui portent atteinte au prestige de la Diplomatie avec les pays amis. On se souvient toujours à Madagascar de ces centaines de passeports malgaches qu’un certain Holijona avait pratiquement mis en vente à des chinois qui ont quitté Hong-Kong pour s’installer à Madagascar.

http://www.lanation.mg/article.php?id=11664

 

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Fermeture douteuse de la BICM

Le magnat chinois Hui Chi Ming blanchi par la justice malgache

Publié le 31 mai 2014, dans Chine, Françafrique, Madagasikara - Crise, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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