Madagascar – Feuille de route: Le document outragé

La feuille de route de sortie de crise, signé par 11 entités politiques en septembre 2011 à Ivato, n’est plus qu’un simple document qui n’a aucun sens dans la conjoncture. Les parties signataires violent un à un les dispositions de cet accord politique comme la Communauté internationale, particulièrement la médiation diplomatique de la SADC, qui ne se soucie plus de la vertu de son produit. Le document a failli à sa mission.

La feuille de route de sortie de crise, que la SADC elle-même a fabriquée en 2011, tient-elle encore route aujourd’hui ? Une question qui s’adresse premièrement à son sujet nommé Omer Beriziky qui revendique la soumission au document. Mais, le peuple malagasy, devrait, il aussi, faire réflexion au sujet de cette mouture de sortie de crise fabriquée de toute pièce par des architectes étrangers qui prétendent connaître le pays beaucoup plus que les nationaux. Actuellement, on a tendance à oublier que ce document reste toujours en vigueur mais subit la violation de presque tous les acteurs politiques en présence, surtout ceux qui l’ont accepté pour « dieu le messie » qui vient sauver le pays de la crise. Les membres du gouvernement, qui doivent impérativement rester neutres dans la période de transition et durant le processus électoral, violent impunément la feuille de route de sortie de crise en soutenant publiquement des candidats à la prochaine présidentielle. Presque tous les ministres du gouvernement Beriziky partent actuellement en croisade pour faire de la propagande en faveur de certains candidats. Le Premier ministre, face à ces transgressions de la loi en vigueur, préfèrent garder le silence et laisse l’impunité gagner du terrain. Il est amorphe sur le sujet, peut-être pour incompétence. Il est responsable à la première loge du manquement de la feuille de route.
Le fameux article 20 de la feuille demeure toujours lettre morte sans que la médiation internationale n’y engage son influence, comme elle l’avait fait pour l’exclusion des candidats aux prochaines élections, afin d’acquérir l’effectivité de cet article. Plusieurs exilés politiques, dont Marc Ravalomanana, restent à cet effet à l’étranger, car la feuille de route a échoué sur le sujet. La médiation internationale, qui veut alors que l’ancien président ne retourne au pays, préfère le silence à propos de l’article 20. Même sort pour la mise en place du code d’éthique et de bonne conduite politique qui, actuellement n’a jamais vu le jour alors qu’il est recommandé dans la feuille de route. Selon ce document, les acteurs politiques malgaches parties prenantes à cette feuille de route, s’engagent à adopter sans délai un code d’éthique et de bonne conduite politique pour régir les activités politiques à Madagascar pendant la période de transition. Mais, depuis les deux ans durant lesquels, entrait en vigueur la loi sur la feuille de route, ses signataires n’ont jamais daigné bouger leur petit doigt pour adopter ce fameux code. Encore, là-dessus, le « patron » d’Omer Beriziky est violé plus que jamais. Mais cet ancien diplomate garde le mutisme.

La Nation

 

 

Publié le 18 septembre 2013, dans Françafrique, Madagasikara - Crise, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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