MADAGASCAR – Disqualification de Lalao Ravalomanana: La France jubile

Lalao Ravalomanana, épouse de l’ancien président Marc Ravalomanana, est écartée de la liste des candidats valables aux courses à la magistrature suprême avec d’autres lots de candidats. Le vœu du gouvernement français est enfin exaucé.

Didier Ratsiraka, Lalao Ravalomanana et Andry Nirina Rajoelina sont finalement écartés de la liste des candidats à la prochaine course à la présidentielle, par la Cour électorale spéciale (CES). L’opération a été vite faite samedi dernier à l’issue d’un conclave des membres de cette cour à l’hôtel Paon d’Or à Ivato. Après des semaines de tractations et de tergiversations, les nouveaux membres de la CES reviennent sur la fameuse décision n°1 de la cour électorale publiée le 03 mai dernier. La décision est remise en cause sur fond de règlement politique de la situation qui prévaut dans le pays. Mais ce qui tire profit du verdict de la nouvelle mouture de la CES, c’est le gouvernement français. La France va jubiler après avoir pu écarter ces « bêtes noires » hors du circuit électoral. C’est qu’elle avait déjà ses pions qui concourent dans l’échiquier électoral.
L’ambassadeur de France à Madagascar, François Goldblatt, est le premier à avoir réagi. Selon le rapport d’un site d’actualité sur Madagascar, François Goldblatt a soutenu que « les conditions d’un redémarrage régulier et apaisé du processus électoral sont de nouveau réunies », après ce balayage. La position de son gouvernement, qui ne va pas tarder dans les prochains jours, suivra cette vision de son représentant à Madagascar. En fait, le gouvernement français n’avait pas aperçu une stabilité dans le processus avec les noms de Lalao Ravalomanana, de Didier Ratsiraka et d’Andry Nirina Rajoelina comme potentiels challengers dans la compétition électorale. Mais on ne sait pas sur quelle base le gouvernement français pouvait pertinemment prétendre que les choses allaient ainsi si ces noms seront maintenus. Est-ce par question de stratégie ou de simple animosité envers ces personnalités ? Ce qui étonne également, c’est la raison qui motive le gouvernement français à soutenir « un redémarrage régulier et apaisé du processus électoral », après avoir manœuvré pour la disqualification arbitraire des potentiels candidats.
De sa part, l’Union africaine, elle aussi, prête le même chemin que le gouvernement français et se réjouit. Selon un communiqué de cette organisation internationale, « l’exclusion de la liste, par la CES, des personnalités dont les candidatures ne répondent pas aux conditions prévues par la Constitution et la loi électorale malgaches ou contreviennent aux décisions pertinentes de l’UA et de la SADC telles que sont soutenues par le GIC-M, constitue une étape importante dans la création des conditions requises pour l’organisation, avec l’appui de la communauté internationale, d’une élection présidentielle libre, transparente et crédible ».

 

La Nation

 

 

Publié le 19 août 2013, dans Françafrique, France, Madagasikara - Crise, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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