Madagascar – Ultimatum de 15 jours contre les trois candidats

Les émissaires du Groupe International de Contact sur Madagascar (GIC-M) rentre bredouille. Il lance de nouveau un ultimatum de 15 jours pour que les trois candidats controversés se rétractent. Pour eux, la démarche du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes est louable.

Ils ne sont pas parvenus à faire plier les trois candidats à la prochaine présidentielle, notamment Didier Ratsiraka, Lalao Ravalomanana et Andry Nirina Rajoelina, à désister. Quelques jours passés sur le sol malgache, nourris d’intenses consultations et pourparlers, n’ont pas suffi à Joachim Chissano, émissaire de la SADC, Ramtame Lamamra, Commissaire africain de Paix et de sécurité, Jean-Claude de l’Estrac, président de la Commission de l’Océan indien, et leur petite légion de diplomate, pour décrocher le jackpot d’un retrait plus que souhaité par la Communauté internationale des candidats qui « ne sont pas valables » pour la prochaine course à la magistrature suprême. Ces médiateurs internationaux sont donc rentrés bredouilles dans leur pays respectif. Et les trois candidats restent à ce qu’ils ont été auparavant, candidats et « facteurs de blocage à la sortie de crise », selon la médiation internationale. A cet effet, cette dernière lance de nouveau un ultimatum de 15 jours pour que ces derniers révisent leur position. Deux semaines, jusqu’à la fin de ce mois de juillet, pour que les trois noms soient rayés dans la liste publiée par la fameuse Cour électorale spéciale. Une mission presque impossible.
Les médiateurs internationaux menacent ainsi d’appliquer à des cibles biens définis et personnalisés, les sanctions de la Communauté internationale. La ligne de mire est fixée contre Lalao Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Andry Nirina Rajoelina. Vers le début du mois d’Août, les patrimoines financiers de ces derniers, ainsi que de leurs proches, pourraient être bloqués. Ces derniers pourraient être privés de voyage à l’étranger et de vivre « en autarcie » dans le pays. Dans la foulée, le processus électoral est toujours suspendu dans la mesure où la Cour électorale spéciale efface d’un coup de baguette magique les trois noms. C’est dans cette optique que la médiation internationale est favorable à une restructuration de cette fameuse chambre spéciale de la Haute cour constitutionnelle qui dispose actuellement de la seule compétence à faire renverser la vapeur. Mais, jusqu’à présent, cette opération relève de l’illusion.
Le dernier souffle pour faire sortir le pays de ce marasme est espéré du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui remue ciel et terre actuellement pour commencer la véritable réconciliation vers une honorable sortie de crise. « Sa démarche est souhaitable et devrait se poursuivre même après les élections », soutient Joachim Chissano, le médiateur en chef de la SADC. Le FFKM veut tenir un tête-à-tête entre les anciens présidents de la République et l’actuel président de la Transition afin de réconcilier les divergences du passé avec les discordances du présent pour aboutir à une stabilité pérenne.

 

La Nation

 

 

Publié le 15 juillet 2013, dans AFRIQUE, Françafrique, Madagasikara - Crise, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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