MADAGASCAR – Des troubles après les élections ? Oui mais lesquels ?

Jusqu'où les apprentis "politiciens" nous emmeneront-ils ?

Jusqu’où les apprentis « politiciens » nous emmeneront-ils ?

Beaucoup de voix chantent les louanges de ces élections soit disant « remède anti crise ». Pour notre part nous soutenons qu’il y aura un risque fort de « troubles » après ces élections. Quels troubles ? Decryptage.

Un élément peut être considéré comme acquis : le ou la gagnante du scrutin présidentiel 2013 ne sera pas reconnu par ses pairs. C’est une certitude absolue, vu la horde de truands, d’escrocs et de mauvais perdants qui infestent cette liste des 40. Et au vu également des premiers incidents qui ont émaillé les dépôts de candidatures, le ton est donné.

Élection bien à l’africaine oblige, les « Nous ne reconnaissons pas la victoire de » seront légion le jour de la proclamation des résultats, « argumentés » de son pendant, le « Nous condamnons les nombreuses irrégularités et fraudes observées durant ces élections » et inévitablement conclus par un « Nos propres procès-verbaux nous donnent largement vainqueurs ». Avec zéro virgule toujours s’entend.

Bien entendu, transposé à Madagascar, cela provoquera inéluctablement un « Nous appelons le vahoaka à manifester son mécontentement sur la Place du 13 mai ainsi que dans les Provinces ». Les « zéros virgules » éructeront à qui mieux mieux que le « vahoaka » ne doit être « privé de son choix ».

Et bien entendu toujours, selon l’identité de la personne qui appellera à venir sur cette place du 13 mai, l’accès à ladite place  sera soit complètement verrouillé par le copain bombman. Soit au contraire ledit bombman sera mystérieusement invisible le jour dit.

Le scénario, justifié ou non, de 2002 ne sera pas non plus à exclure. Toujours avec notre « zéro virgule » cru 2013 qui n’hésitera pas à s’auto-proclamer « Président de la République », avec la complicité de quelques juristes véreux et de quelques bidasses non moins véreux.

Nous adressons donc un message à ceux qui persistent à croire que ces élections seront la panacée pour sortir de la crise malgache : ouvrez les yeux et à reconsidérez attentivement ce que l’on vient d’écrire, ce ne sont pas des délires de scribes mais une réalité plus que probable, une fatalité qui nous attend à partir de ce second semestre 2013.

Des élections comme remède ? Oui mais à condition que le remède ne soit pas pire que le mal.

Un certain ambassadeur de France à Madagascar, l’un des rares à ne pas avoir été (trop) décrié lors de son bref passage à Madagascar, avait déclaré, dès le 14 juillet 2012 : « C’est parce que les résultats des élections seront incontestables que nous sortirons de la crise ».

Le cas échéant, préparons nous donc au pire, et pour les croyants, « Que Dieu ait votre âme » car nous avons des lendemains ainsi qu’une fin d’année 2013 qui promettent d’être assez difficiles à passer.

 

Publié par Tananews

 

 

 

Publié le 14 mai 2013, dans Françafrique, Madagasikara - Crise, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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