Madagascar – Reconnaissance et levée des sanctions : Mutisme de la communauté internationale

Une position prévisible. Celle de la communauté internationale en ce qui concerne la reconnaissance des dirigeants et des institutions de la Transi­tion, ainsi que la levée progressive des sanctions à l’encontre des anciens membres de la Haute autorité de la transition, mais aussi des sanctions économiques contre Madagascar, reflète le statu quo.
« Les représentants de la communauté internationale sont restés muets lorsque nous avons abordé la question des articles 34 et 41 de la Feuille de route », a déclaré le Dr Péri Rasolon­draibe, président de la Commission de suivi et de contrôle de la Feuille de route (CSC). Il a tenté de plaider en faveur du régime transitoire pendant sa rencontre avec les représentants de la communauté internationale, hier.
L’article 34 de la Feuille de route prévoit la « reconnaissance internationale du Président et du gouvernement de la Transition… après la mise en place des institutions inclusives et consensuelles de la Transition ». Depuis l’entrée en fonction des membres du Conseil de réconciliation
malagasy, une partie de la classe politique a réclamé l’application de cet article.
Levée progressive
La mise en œuvre de l’article 41 fait également partie des revendications des acteurs politiques malgaches à la communauté internationale. Article qui stipule que « la levée et suspension progressive et conditionnée des sanctions imposées à Madagascar se fera en fonction de la mise en œuvre des étapes fixées dans (la) Feuille de route ».
Durant la rencontre, la CSC a également présenté un rapport sur l’évolution de l’application de la Feuille de route depuis 2011. Selon elle, l’évolution de la situation politique actuelle, avec l’avancée du processus électoral et la mise en place de toutes les institutions de la Transition, confortent sa demande sur l’appli- cation des articles 34 et 41.
Le point de vue de la communauté internationale peut cependant être différent. Il est possible qu’elle mette un bémol sur la question du régime inc­lu­sif et consensuel de la Transi­tion. De plus, certains articles de la loi-cadre du régime tran­sitoire restent encore à appliquer. Des faits qui expliquent probablement l’immobilisme affiché par la commu­nauté internationale par rapport aux articles 34 et 41.
Kolorindra Garry Fabrice Ranaivoson

Publié le 5 avril 2013, dans Madagasikara - Crise, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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