AFD (Agence Française de Développement)

Un Groupe au service du développement

Institution financière, l’Agence Française de Développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.

Historique et statuts

C’est à 1941 que remonte l’origine de l’Agence Française de développement. Réfugié à Londres, le Général de Gaulle créé la Caisse centrale de la France libre dont est directement issue l’AFD.

1941 : L’ordonnance du 2 décembre créé  la Caisse centrale de la France Libre. Son rôle est essentiellement celui d’un institut d’émission monétaire et du Trésor public. En 1943, la Caisse centrale de la France libre s’installe à Alger.

1944-1958 : A la Libération, un vaste dispositif de coopération entre la métropole et ses territoires d’Outre-mer est mis en place. La Caisse centrale s’installe à Paris et devient la principale institution financière de ce dispositif. Elle joue un rôle capital dans la création de nouvelles infrastructures Outre-mer et dans la formation des hommes.

1958-1981 : L’accession à l’Indépendance de la plupart des territoires d’Outre-mer marque une nouvelle étape. La Caisse centrale de l’Outre-mer devient la Caisse centrale de coopération économique. Elle contribue à la mise en place des nouveaux Etats et son champ géographique s’étend au-delà des pays de l’ancienne communauté française.

1981-1989 : La crise économique mondiale met en évidence la fragilité des économies en développement. La Caisse centrale de coopération économique s’engage sur de nouvelles voies : ajustements structurels, soutien prioritaire au secteur productif et à l’initiative privée.

1989-1992 : Le monde connaît de profonds bouleversements politiques, économiques et sociaux. L’activité de la Caisse centrale n’est plus limitée aux prêts et aux participations, elle peut désormais consentir des subventions aux pays les plus pauvres. En 1992, elle devient la Caisse française de développement.

1992-2009 : La mondialisation crée de nouveaux enjeux. La Caisse française devient l’Agence française de développement. Le gouvernement français lui assigne de nouvelles missions dans le cadre de la réforme du dispositif public de coopération. Elle réaffirme sa vocation de « banque de développement », tout en élargissant ses compétences en faveur des secteurs sociaux prioritaires.

Un Groupe au service du développement

Institution financière, l’Agence Française de Développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.

Grâce à la large gamme d’instruments financiers qu’elle a su développer et enrichir, l’AFD soutient les pouvoirs publics, le secteur privé et les réseaux associatifs locaux pour la mise en oeuvre de projets économiques et sociaux très divers. Elle intervient ainsi dans cinq continents et dans les collectivités d’Outre-mer.

Ses actions en faveur de la croissance économique et de la préservation de l’environnement s’inscrivent directement dans le cadre des Objectifs du Millénaire (OMD). Ces objectifs de développement prioritaires ont été définis en 2000 par les Nations unies, visant à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015.

L’AFD contribue également à la préservation des biens publics mondiaux et peut répondre à des situations de crise. Elle développe aussi des partenariats financiers et intellectuels avec d’autres bailleurs de fonds et s’attache à défendre l’influence française dans la sphère du développement.

Au plus près du terrain en Afrique, en Asie, dans le pourtour méditerranéen, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et dans l’Outre-mer, l’AFD intervient avec efficacité et réactivité grâce à son réseau d’agences et à ses différentes filiales. Le Groupe AFD, c’est plus d’un millier d’agents qui mettent chaque jour leurs compétences, leur savoir-faire et leur engagement au service du développement.

Organisation

Etablissement public industriel et commercial (EPIC) dont le capital est entièrement détenu par l’Etat français, l’AFD est placée sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères et européennes (MAE), du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et du Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité natioanle et du Développement solidaire. Le montant de sa dotation est de 400 M €.

En tant que Institution financière spécialisée (IFS), elle est soumise aux dispositions du code monétaire et financier régissant ce type d’institutions. Ses comptes sont certifiés par deux cabinets de commissaires aux comptes et soumis aux contrôles de la Commission bancaire, de la Cour des comptes et de l’Autorités des marchés financiers. Ses émissions bénéficient de la notation AAA, la meilleure possible sur le long terme, des agences de notation Standard & Poor’s et Fitch.

L’AFD est devenue l’opérateur pivot de l’aide publique française au développement tout en réaffirmant sa vocation de « banque de développement ». Ce statut de banquier du développement est d’ailleurs un gage essentiel de la pertinence et de la rentabilité économique et sociale des projets de développement qu’elle finance.

Des femmes et des hommes au service du développement

L’AFD compte 1 412 agents, dont plus d’un tiers est recruté localement dans les agences du réseau. Parmi les agents dépendant directement du siège parisien, un sur cinq travaille dans les agences à l’étranger ou dans l’Outre-mer.

Conformément à la répartition des projets de financement, c’est en Afrique que se trouvent le plus grand nombre d’agents de l’AFD, suivie par l’Outre-mer, les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient, et l’Asie.

Des compétences ciblées

L’AFD met en œuvre une politique active de recrutement pour intégrer des compétences ciblées, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’ingénierie financière et juridique. Au recrutement de personnel expérimenté, elle associe celui de jeunes diplômés pour lesquels elle développe une politique très active : elle propose de nombreux postes de volontaires internationaux (VI) ou de volontaires à l’aide technique dans ses agences à l’étranger. Chaque année, son programme « Vivier » permet également à de jeunes diplômés de réaliser un parcours de plusieurs mois au sein de différents services du siège et du réseau.

La formation continue est aussi une priorité de la politique de ressources humaines de l’AFD. L’ensemble du personnel bénéficie d’un socle commun de connaissance lui permettant de saisir rapidement les problématiques liées au développement : instruments de l’aide publique au développement, environnement et acteurs des pays partenaires, acteurs du développement.

Nos orientations stratégiques

Projet d’orientation stratégique 2007-2011 : principaux objectifs 

Les principales orientations de cette feuille de route sont les suivantes :

  • Déployer une offre diversifiée intégrant conseil, renforcement des capacités et financement et consacrer 10 % du produit net bancaire à la production de connaissances, à la formation et au conseil ;
  • Consacrer au moins 40 % des opérations à la promotion de la croissance, 40 % à la lutte contre la pauvreté et 40 % aux biens publics mondiaux ;
  • Consacrer aumoins 80%des subventions et 60% des ressources budgétaires totales de l’Agence à l’Afrique subsaharienne, et élargir son activité de prêts à l’ensemble de ce continent. En 2009, le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) a confirmé l’objectif de 60% de l’effort budgétaire de l’Etat à l’Afrique subsaharienne, et a défini un nouvel objectif de concentration pour les subventions : au
    moins 50 % (hors subventions pour les pays en crise) en faveur de 14 pays pauvres d’Afrique subsaharienne ;
  • Mettre en oeuvre une stratégie d’intervention dans les pays émergents axée sur la gestion de biens communs de l’humanité (lutte contre le réchauffement climatique, préservation de la biodiversité et lutte contre les pandémies) ;
  • Affecter 50 % des engagements dans les pays étrangers aux acteurs non-souverains (collectivités
    locales et entreprises, organisations non gouvernementales).

Proparco

Créée en 1977, PROPARCO est une institution financière de développement, conjointement détenue par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 59,04 % et par des actionnaires privés du Nord et du Sud.

La mission de la société est de favoriser les investissements privés dans les pays émergents et en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

CEFEB

Le Centre d’études financières économiques et bancaires (Cefeb) est l’institut de formation de l’AFD. Basé à Marseille, il propose des formations en faveur des partenaires du Sud et contribue au renforcement de leurs capacités. Il joue également le rôle de plate-forme de diffusion de l’expertise de l’Agence à destination de ses partenaires du Nord. En 2008, le Cefeb aura assuré au total 10 600 jours de formation au profit de plus de 1 500 auditeurs.

FFEM

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), fonds public bilatéral créé à l’initiative du gouvernement français en 1994, se consacre à la protection de l’environnement mondial et au développement durable, en menant des réflexions et des actions innovantes dans un grand nombre de domaines : changement climatique, biodiversité, eaux internationales, dégradation des terres, déforestation, polluants organiques persistants, ozone

La production de connaissances

Activité majeure de l’AFD, la production de connaissances a pour but de contribuer à la définition des politiques de développement de la France et de ses partenaires. Elle est devenue un complément indispensable aux outils financiers et techniques.

L’activité de production intellectuelle de l’AFD est devenue une mission importante au sein de l’Agence au cours des années 2000. Cet effort de production intellectuelle repose sur l’organisation de séminaires et conférences, des formations dispensées par le CEFEB, un programme d’études et de recherche et la mise en place de partenariats avec des centres universitaires et de recherche.

L’AFD propose également de nombreuses publications sur les pays en développement et l’outre-mer :

  • La revue Afrique contemporaine[1], revue d’analyse sociologique, politique et économique sur l’Afrique ;
  • La série Documents de travail[2], qui rend compte de travaux en cours de recherche ;
  • Les publications ExPost[3] ;
  • La Lettre des économistes[4], revue bimestrielle d’information, de débat, de communication et d’analyse économique ;
  • la série Notes et documents[5], publication de travaux de recherche, visant à faciliter les liens entre la recherche académique et l’expertise opérationnelle concernant le développement ;
  • Regards sur la Terre[6], l’annuel du développement durable coordonné par l’AFD et l’IDDRI ;
  • La série CEROM[7], réalisée en collaboration avec l’INSEE et les instituts sur les économies de l’outre-mer français.

Tout cela concourt à une meilleure connaissance de la politique d’aide publique au développement : « sa raison d’être, son efficacité, ses interactions avec les autres politiques publiques, son rôle dans la gestion de la mondialisation »[10]. L’AFD souhaite devenir un pôle de recherche reconnu au niveau international tant en termes de développement durable et des biens publics mondiaux, qu’en matière de conception d’instruments innovants de financement.

Le Plan d’affaires 2009-2011

Le Plan d’Affaires triennal 2009-2011 du Groupe AFD s’inscrit dans le nouveau cadre budgétaire français qui présente désormais les missions de l’Etat, y compris l’aide publique au développement (APD), sur une période de trois ans, garantissant une plus grande visibilité de l’aide de la France. Ce Plan d’Affaires repose ainsi sur les prévisions de la loi de finances triennale 2009-2011.

Ces prévisions font état du maintien à un niveau substantiel de l’effort de l’Etat avec une évolution différenciée entre les prêts bonifiés, en accroissement, et les subventions, qui connaissent pour leur part un étiage sur la période 2009-2010, avant une remontée programmée à compter de 2011.
Dans ce contexte budgétaire, l’AFD poursuivra une stratégie volontariste de croissance, dans le cadre de la mise en oeuvre de son Projet d’Orientation Stratégique (POS2) 2007-2011, pour répondre aux engagements français en matière de financement du développement, de façon globale et en Afrique en particulier.

L’activité du Groupe AFD à Madagascar

Madagascar
Agence : Antananarivo
Responsable : Olivier PEZET
Adresse : 23, rue Razanakombana
Ambohijatovo BP 557
Antananarivo
MADAGASCAR
Tél (261 20) 22 200 46 à 48
Fax (261 20) 22 347 94
afdantananarivo@afd.fr
Commentaires : >> L’activité du Groupe AFD à Madagascar
Pays de compétence
et projets :
– Madagascar

Le Groupe de l’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités définies par le Gouvernement malgache (MAP), et qui s’inscrivent dans les trois axes que lui a fixés le Gouvernement français : promouvoir un environnement économique stable et efficace, un développement respectueux de l’environnement et un développement soucieux de cohésion sociale. Le Document Cadre de Partenariat (DCP), signé le 11 mai 2006 entre les Gouvernements français et malgache, fixe les secteurs prioritaires : éducation, santé, développement rural, infrastructures, ainsi que l’environnement et le soutien au secteur privé.

A Madagascar, le Groupe de l’AFD finance les programmes publics sous la forme de dons accordés à l’Etat, conséquence des annulations de dettes décidées par la communauté financière internationale.

L’AFD, principalement par sa filiale spécialisée PROPARCO, finance également le secteur privé à des conditions proches du marché.

Le montant total des concours du groupe AFD à Madagascar actuellement en cours de décaissement s’élève à 145,4 millions d’euros (AFD : 126,0 millions d’euros ; FFEM : 4,5 millions d’euros ; Proparco : 14,9 millions d’euros).

Nos outils de financement

La grande diversité des outils de financement dont dispose l’AFD est un atout majeur pour œuvrer en faveur du développement. Année après année, l’AFD renforce et élargit cette gamme de produits financiers en fonction de l’évolution des besoins des pays partenaires et de ses propres missions.

L’AFD intervient par des subventions dans les pays les plus pauvres de la Zone de solidarité prioritaire (ZSP). Ces subventions concernent les secteurs sociaux, les projets d’infrastructures, de développement urbain et rural.

Dans les autres pays, elle consent des prêts à destination des Etats, des organismes et collectivités publics et des entreprises. Sa notation AAA, meilleure notation possible sur les prêts à long terme, lui permet d’accorder des prêts à des conditions favorables par rapport au marché.

L’AFD accorde aussi des prêts bonifiés au secteur privé. En effet, certaines missions de services publics sont parfois assurées par le secteur privé. Les entreprises se substituent souvent à l’Etat dans la délivrance de prestations sociales vis-à-vis de leurs employés, là où la puissance publique n’est pas en mesure de le faire. L’AFD encourage ces acteurs à jouer un rôle de développement en leur accordant des financements avantageux.

L’action de l’AFD permet d’accorder des concours à long terme, et de proposer des solutions de financement innovantes adaptées au contexte géographique et économique de ses pays d’intervention. L’Agence vient ainsi de mettre en place des prêts indexés sur le cours des matières premières.

L’AFD s’engage par ailleurs dans le développement de partenariats public-privé. L’AFD participe à la réflexion de la communauté internationale sur le meilleur usage des ressources publiques bonifiées, de sorte que celles–ci favorisent la mobilisation de capitaux privés.

L’Agence apporte également son appui en ingénierie financière comme coordonnateur de bailleurs de fonds ou à la faveur de mandats spécifiques de conseil.

Les Contrats de Désendettement et de Développement (C2D)

La démarche C2D est une procédure pour l’annulation des créances d’Aide Publique au Développement (APD), un des volets spécifiques français entrant dans le cadre général de l’initiative de traitement de la dette renforcée (PPTE). Elle vise à procéder à un refinancement par dons, dans le budget du pays, des échéances d’APD remboursées par les États partenaires.

Controverses

L’AFD est mise en cause dans de nombreuses affaires de corruption, d’abus de biens publics[11] et de contournement du droit international dans les pays en voie de développement.

L’AFD a notamment été mise en cause dans la déforestation en Afrique, qu’elle encourage en subventionnant des entreprises d’exploitation forestière françaises[12].

Par ailleurs, la lenteur bureaucratique et sa politique urgentiste sans vision sur le long terme ont été pointé par Alain Joyandet, alors secrétaire d’État à la Coopération[13

Publié le 19 septembre 2010, dans Françafrique, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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